Marie-Christine Dorner, une designer au style pérenne

Comme Andrée Putman, c’est après avoir fait mouche au Japon que Marie-Christine Dorner a conquis la scène design française à la fin des années 80. En 2015, ses projets d’architecture d’intérieur et collections de mobilier pour Cinna et Ligne Roset l’inscrivent plus que jamais dans la durée.

Photos Young-Ah Kim

« À chaque fois que je suis dans un avion dans un but professionnel, je ressens à quel point mon métier est génial », s’enthousiasme Marie-Christine Dorner. Un optimisme qui perdure avec les années. Dans le calme de son studio du VIIe arrondissement de Paris, la designer se prête au jeu de l’interview. Bien que toujours réfléchies, ses réponses fusent. Elle reconnaît le léger paradoxe que revêt sa situation. Partie pour Londres « par amour », de 1996 à 2008, elle s’est éloignée douze ans des radars français, ce qui, en général, ne pardonne pas.

Pourtant, son nom est resté. Dès que son travail a été couvert par la presse, elle a systématiquement été invitée à l’analyser alors que, selon elle, il se passe de commentaires : « Au fond, commenter, c’est le métier des journalistes, pas des desi­gners. » S’en tenir à l’observation de sa collection de meubles chez Ligne Roset devrait suffire. « Esthétique, fonctionnel sont des qualités attendues : le bon produit parle de lui-même », conclut-elle.

Marie-Christine Dorner et une maquette à l’agence Dorner Design.
Marie-Christine Dorner et une maquette à l’agence Dorner Design. Young-Ah Kim
Croquis à l’agence Dorner Design.
Croquis à l’agence Dorner Design. Young-Ah Kim

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