Inga Sempé révise les classiques pour Luceplan

Avec Cappuccina, la designer revisite la classique lampe à abat-jour et donne une suite au best-seller de Luceplan, l’iconique Costanza (1986).

Luceplan et vous, c’est déjà une longue histoire…
Lorsqu’une collaboration se passe bien, je suis d’une grande fidélité. Je me retrouve dans Luceplan : c’est une entreprise à taille humaine, comme moi, aux mains de personnes  passionnées dont Patrizia Vincenzi, la dirigeante, dotée d’une véritable connaissance technique et d’une vraie culture du design.

Comment est née la lampe Cappuccina ?
Patrizia Vincenzi m’a demandé de travailler à une nouvelle Costanza, le best-seller de Luceplan créé par Paolo Rizzatto en 1986. Elle souhaitait une lampe à abat-jour qui puisse répondre aux marques concurrentes. Ce type de luminaire est une nécessité dans une collection. Mais ce sont souvent des lampes un peu ennuyeuses, bourgeoises ou pseudo-futuristes…

Et quelle a été votre approche ?
J’adore les objets articulés, même s’ils sont techniquement complexes à créer, souvent coûteux à fabriquer et fragiles. Appliqué à la lampe, cela apporte un réel confort et permet d’orienter la lumière comme on le désire ; c’est ce que je recherchais avec Cappuccina. La lampe se compose d’un globe doté d’un anneau métallique sur lequel est posé un abat-jour en tissu avec des motifs que j’ai créés. L’objet semble simple mais il est en fait très technique, et j’ai pour cela travaillé chez Luceplan avec un ingénieur incroyable.

Inga Sempé, designer fan de lampes.
Inga Sempé, designer fan de lampes. Marion Deflour

Quelles étaient les difficultés ?
Il fallait que l’abat-jour puisse bouger facilement, s’incliner, sans tomber. L’anneau par exemple ne devait être ni trop lourd ni trop encombrant pour laisser passer la lumière sans générer d’ombres. Et il fallait aussi trouver le bon tissu, car ce revêtement peut facilement faire doubler le poids de l’objet.

Les lampes et vous, une histoire d’amour ?
C’est l’objet que je préfère. J’adore la lumière, la forme d’exigence qu’impose une lampe, car elle doit s’apprécier autant allumée qu’éteinte. Lorsque j’étais enfant, notre mobilier était ancien, chiné aux puces. Les seuls objets modernes étaient deux lampes Eclisse de Vico Magistretti que ma mère avait achetées. J’adorais ces deux objets, que je possède d’ailleurs encore. Je crois en fait que ce sont eux qui m’ont donné l’envie de devenir designer. Finalement, quand je dessine une lampe, j’essaie de refaire l’Eclisse

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