Bisazza, toujours plus loin dans la contemporanéité

Le fabricant italien de mosaïque fête ses 60 ans. Plus ambitieuse que jamais, l’enseigne multiplie les collaborations avec les designers et les explorations de nouveaux matériaux.

Profiter de ses 60 ans pour regarder dans le rétroviseur ? Très peu pour Bisazza. La directrice de la communication du fabricant de mosaïque, ­Rossella Bisazza, envisage plutôt de « mettre à profit cet anniversaire pour continuer à repousser les frontières. Cela veut dire développer d’autres collaborations et produits, ne pas se restreindre à la mosaïque et surprendre les clients. » Par conséquent, elle juge les collaborations avec les designers vitales, reprenant en cela les principes de l’entreprise fondée par son père à Vicence, dans la région de Venise. « L’histoire de la société débute par une vision, celle de redonner à ce matériau noble sa dignité et sa splendeur perdues durant les décennies précédentes », explique Rossella, qui suit de près les projets depuis quatorze ans.

Modèle « Butterfly », par India Mahdavi, Bisazza
Modèle « Butterfly », par India Mahdavi, Bisazza DR

L’idée est simple : le petit format des tesselles qui composent la mosaïque permet aux designers d’imaginer tous les décors possibles. Notamment depuis une vingtaine d’années, avec l’émergence de l’informatique. « L’usage de l’ordinateur nous a permis de traduire plus aisément en mosaïque chaque dessin et nous a aidés à introduire un regard contemporain sur ce type de revêtement », détaille Rossella. Du baroque décoratif de Marcel Wanders au néogothique de Studio Job, des couleurs joyeuses d’India Mah­davi à l’exubérance florale de Tricia Guild, tous ont réalisé à quel point ils pouvaient aisément transmettre leur personnalité à travers ce matériau.

Modèle « Duct Grey » par Tom Dixon, Bisazza;
Modèle « Duct Grey » par Tom Dixon, Bisazza; DR

Alessandro Mendini fut le premier à collaborer avec le fabricant. Nommé directeur du design en 1980, il a fait entrer la mosaïque dans la modernité en élargissant la palette de couleurs et en travaillant la tesselle comme un pixel. Puis, lorsque l’image de la marque a été assez forte, poursuit Rossella, « nous avons développé des meubles de salle de bains avec des designers comme Nendo ou Jaime Hayón, des produits suffisamment expressifs qui reprennent nos codes élégants. Récemment, nous avons élargi notre champ de matériaux avec le carreau de ciment. Là aussi, nous avons travaillé avec les designers les plus pointus, comme Paola Navone ou Tom Dixon. » Cette rentrée, « le nouveau matériau exploré sera le parquet, proposé dans un mix de carreaux de ciment et de bois, comme un jeu de tapis », conclut-elle, confiante en l’avenir et des idées plein la tête.

Thématiques associées

The good concept store La sélection IDEAT