Beyrouth succombe au design

La galerie nomade « Gabriel & Guillaume » propose le meilleur du design, vintage comme contemporain. Après deux installations temporaires à Beyrouth, puis un événement à Paris à l’automne dernier, le duo revient dans la capitale libanaise jusqu’au 18 juin. Pour l'occasion, il a investi un sublime penthouse en plein centre. Visite guidée.

Il y a quelques années, Guillaume Excoffier est tombé sous le charme de Beyrouth. Après quelques expériences à Paris, ce passionné de décoration et des grands maîtres du design s’est lancé dans l’aventure libanaise avec la complicité de l’entrepreneuse Nancy Gabriel. Ensemble, ils ont ouvert un premier pop-up store dans une maison orientale à l’automne 2013 où ils ont exposé leurs coups de cœur scénographiés avec soin, puis un second dans un penthouse de la ville en décembre 2014…

« Malgré les événements, Beyrouth baigne dans une sorte de glamour, une énergie contemporaine et un esprit de fête qui collent bien à celui du design », explique Guillaume Excoffier. Cette année, il a donc contacté « District//S », promoteur d’un immeuble en construction dans l’hyper-centre beyrouthin, près de la place des Martyrs qui a immédiatement préparé un duplex aux deux derniers étages de ce bâtiment vitré encore en construction. « Nous avons fait poser un ascenseur et des vitres temporaires pour l’événement », jubile Guillaume.

Le lieu jouit d’une vue et d’une superficie incroyables : 600 m2 dédiés aux curiosités du XVIIe siècle à nos jours avec une prédilection pour les années 50 à 70 qu’il exposera jusqu’au 18 juin. « Pour l’instant, les Libanais meublent leurs appartements avec du mobilier contemporain mais ils ont très envie de personnaliser leurs intérieurs avec ce genre de pièces qui ont du caractère et une histoire », raconte Guillaume qui a décalé son évènement de l’automne vers l’été pour changer d’atmosphère et profiter du beau temps. Il a étendu sa scénographie jusqu’au toit-terrasse avec vue sur la mer, la grande mosquée et les toits de Beyrouth. Elle est meublée de fauteuils fifties cernés par un jardin de cactus. Une dolce vita made in Beyrouth !

Guillaume & Gabriel. District//S, Place des martyrs, Downtown Beyrouth. Jusqu’au 18 juin.

Dans l’entrée de l’exposition, suspensions US néo-gothiques (vers 1920).
Dans l’entrée de l’exposition, suspensions US néo-gothiques (vers 1920). Marco Pinarelli
Canapé 50, table basse Borghese de Noe Duchaufour Lawrance, tableau de Jean Boghossian et céramiques Livia Gorka, (Hongrie, années 50). Tapis The Rug company.
Canapé 50, table basse Borghese de Noe Duchaufour Lawrance, tableau de Jean Boghossian et céramiques Livia Gorka, (Hongrie, années 50). Tapis The Rug company. Marco Pinarelli
Une œuvre d’Abdul Rahman Katanani (Liban, 2015) domine le salon de lecture meublé d’un canapé blanc sixties et d’un fauteuil d’Adrian Pearsall (USA, années 60). Fauteuils en agneau de Mongolie, cubes en travertin, France des seventies et tapis The Rug Company.
Une œuvre d’Abdul Rahman Katanani (Liban, 2015) domine le salon de lecture meublé d’un canapé blanc sixties et d’un fauteuil d’Adrian Pearsall (USA, années 60). Fauteuils en agneau de Mongolie, cubes en travertin, France des seventies et tapis The Rug Company. Marco Pinarelli
Sur la terrasse, fauteuils vintage « Maurice ».
Sur la terrasse, fauteuils vintage « Maurice ». Marco Pinarelli
Fauteuils Elda en cuir noir de Joe Colombo, table basse Borghese de Noe Duchaufour Lawrence. Tapis The Rug Company.
Fauteuils Elda en cuir noir de Joe Colombo, table basse Borghese de Noe Duchaufour Lawrence. Tapis The Rug Company. Marco Pinarelli
Dans le séjour, les appliques proviennent d’un cinéma milanais des années 1950. Lampes nénuphars des années 70, fauteuils danois à dos canné des années 60 et tapis signé Paul Smith (The Rug Company).
Dans le séjour, les appliques proviennent d’un cinéma milanais des années 1950. Lampes nénuphars des années 70, fauteuils danois à dos canné des années 60 et tapis signé Paul Smith (The Rug Company). Marco Pinarelli
La lampe en I de Paul Evans est posée sur une enfilade vintage italienne, entourée de lampes boules en platre françaises des années 1940. Miroir de Maitland Smith, boîte à cigares, de Peter Zimmermann (Gabriel & Guillaume, 2014).
La lampe en I de Paul Evans est posée sur une enfilade vintage italienne, entourée de lampes boules en platre françaises des années 1940. Miroir de Maitland Smith, boîte à cigares, de Peter Zimmermann (Gabriel & Guillaume, 2014). Marco Pinarelli

 

Nancy et Guillaume exposent aux deux derniers étages d’un immeuble encore en construction.
Nancy et Guillaume exposent aux deux derniers étages d’un immeuble encore en construction.

 

 

 

 

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