L’Ha(a)ïtza renaît grâce à Philippe Starck

Au Pyla, tout le monde connaît cette large bâtisse néobasque, longtemps villégiature préférée des fidèles du bassin. Voisin et ami, Philippe Starck vient de lui redonner toute sa superbe. Le succès devrait suivre.

Comme pour La Co(o)rniche il y a six ans, à quelques pas de là, au bord de la plus haute dune de France, Sophie et William Techoueyres ont employé les grands moyens pour donner corps à leur coup de cœur. Après vingt mois de travaux, Haïtza (le « roc » en basque) sort enfin de sa disgrâce. Et là encore Philippe Starck y est pour beaucoup. Trente-huit chambres surplombent une vaste piscine décapotable qui dessert un spa REN, un salon de coiffure du Parisien David Lucas, un espace fitness et une salle de réunion. Le Skiff, en mode yacht-club « gastro » par le chef Stéphane Carrade, abrite trente couverts, le soir uniquement.

Dans le hall, les vitraux dessinés par Ara Starck, la fille du designer.
Dans le hall, les vitraux dessinés par Ara Starck, la fille du designer. Nicolas Anetson
La Pâtisserie de Famille, avec son salon de thé façon conte de fées, reste la cerise sur le gâteau et l’antre du jeune Antony Brunet, déjà champion du monde de cannelés.
La Pâtisserie de Famille, avec son salon de thé façon conte de fées, reste la cerise sur le gâteau et l’antre du jeune Antony Brunet, déjà champion du monde de cannelés. Nicolas Anetson

Comme toujours avec Starck, l’éclectisme est la norme : des tapis ethniques, des trônes et des masques africains, le bois des cabanes tchanquées locales, de longues coupes de marbre et de pin brut au bar, des bancs, des céramiques fifties et des vitraux dessinés par sa fille Ara. Les chambres assument une relative sobriété avec une cimaise de patères façon shakers pour tout suspendre et une dominante de marbre et d’Inox dans les salles de bains. Les plus belles ont deux balcons sur la Côte d’Argent. En comble, un penthouse de 120 m2 bénéficie de terrasses doublement exposées, mer et pinède, et d’une intimité totale. En guise de salon de thé, une pâtisserie aux couleurs meringue est la cerise sur le gâteau. « J’avais envie de retrouver cette vie de quartier de mon enfance, au pied de l’arrêt de bus qui m’emmenait à l’école », commente avec gourmandise Sophie Techoueyres depuis le Café Ha(a)ïtza qui, de l’autre côté du carrefour, est déjà devenu le rendez-vous des copains…

Ha(a)ïtza. À partir de 195 € (hors petit déjeuner).
1, avenue Louis-Gaume, 33115 Pyla-sur-Mer. Tél. : 05 56 22 06 06.

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