La maison cinétique de Richard Murphy

A Édimbourg, la maison personnelle de l'architecte Richard Murphy se compose d'aménagements incroyablement évolutifs.

Construite pour lui-même, la maison de l’architecte Richard Murphy s’immisce dans un ancien jardin, à la jonction de deux rues du centre historique d’Édimbourg. Point de contact entre deux lotissements d’époques différentes, la parcelle, enserrée entre des jardins privatifs et un pignon disgracieux, souffrait d’un emplacement peu évident à aménager.

La façade déstructurée, où cohabitent le verre, l’acier et le bois brûlé, s’inscrit dans son contexte urbain grâce à l’emploi de pierres de tailles.
La façade déstructurée, où cohabitent le verre, l’acier et le bois brûlé, s’inscrit dans son contexte urbain grâce à l’emploi de pierres de tailles. Keith Hunter

Un environnement complexe devenu la source de fortes ambitions architecturales. Décrite comme un « serre-livres » par Richard Murphy, la maison s’intègre au mieux dans son environnement en dissimulant au maximum le pignon qu’elle jouxte et en prolongeant en façade le motif affiché par l’appareillage des maisons voisines.

Plus qu’un simple élément d’isolation, la toiture devient ici une composante majeure du projet.
Plus qu’un simple élément d’isolation, la toiture devient ici une composante majeure du projet. Keith Hunter

Principalement vitré, le toit pentu collecte l’énergie solaire grâce à des panneaux photovoltaïques tout en laissant pénétrer la lumière dans le jardin voisin. Un garage, surmonté d’une terrasse vient compléter le design extérieur de la maison.

L’organisation en demi-niveaux permet de distinguer subtilement les espaces tout en conservant une continuité visuelle.
L’organisation en demi-niveaux permet de distinguer subtilement les espaces tout en conservant une continuité visuelle. Keith Hunter

Sous la chambre principale installée au sommet, le salon, la salle à manger et la cuisine occupent le premier niveau. Un bureau s’établit ensuite entre l’espace d’entrée et le salon tandis qu’une seconde chambre s’intercale au rez-de-chaussée, au dessus d’une troisième semi-enterrée.

Lorsqu’il se referme, un panneau de bois situé au plafond permet d’isoler thermiquement la chambre.
Lorsqu’il se referme, un panneau de bois situé au plafond permet d’isoler thermiquement la chambre. Keith Hunter

Toute l’ingéniosité et la singularité du projet reposent néanmoins dans les différents systèmes amovibles qui le composent. Disposés sous la toiture des caissons d’isolations peuvent par exemple s’ouvrir ou se fermer afin de gérer au mieux les apports de chaleurs et de luminosité en fonction de la météorologie.

Une fois toutes les ouvertures dégagées, le séjour est entièrement baigné de lumière.
Une fois toutes les ouvertures dégagées, le séjour est entièrement baigné de lumière. Keith Hunter

A l’aide de poulies ou de systèmes coulissants, de multiples panneaux, subtilement intégrés dans la façade ou les parois internes de la maison, peuvent également se mouvoir pour offrir des perspectives entre les différents espaces et des vues sur l’extérieur.

La maison cinétique de Richard Murphy


Avec une fontaine dont l’eau décuple la lumière dans la cuisine, une baignoire dissimulée sous une assise en bois dans la chambre et bien d’autres aménagements astucieux, la maison de Richard Murphy fut distinguée par de nombreux prix d’architecture dont celui de la Maison de l’année 2016 décerné par le Royal Institute of British Architects.

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