Dorothée Meilichzon, le bon génie du chic vintage

Entre Paris, Londres et New York, la décoratrice Dorothée Meilichzon imprime sa marque sur des lieux à la personnalité forte. Couleurs, motifs et pièces de mobilier de designers : un style vintage revisité, à la séduction contemporaine.

Dorothée Meilichzon s’est fait connaître avec ses bars, restaurants et hôtels au style vintage dépoussiéré, dessinés pour l’équipe de l’Experimental Cocktail Club, à Paris, Londres, Ibiza et New York, avant de séduire d’autres clients, dont les propriétaires de l’Hôtel Panache ou du Café Pinson, à Paris. Velours, cuivre et petits meubles élégants composent son style « Paris chic ». Elle met la dernière main à l’Henrietta Hotel de Covent Garden, à Londres, et s’apprête à ouvrir un restaurant à Paris, en mars, avec le chef Assaf Granit.

L’Hôtel Panache, dans le IXe, investit un immeuble d’angle où se déclinent l’Art nouveau et le rétro parigot à l’aune d’une nouvelle modernité : motifs géométriques, coeurs percés et miroirs brillants.
L’Hôtel Panache, dans le IXe, investit un immeuble d’angle où se déclinent l’Art nouveau et le rétro parigot à l’aune d’une nouvelle modernité : motifs géométriques, coeurs percés et miroirs brillants. DR

Une couleur ?
Terre de Sienne, vermillon, pourpre… Depuis la décoration du restaurant du Mathis à Paris, je ne « quitte » plus ces couleurs.

Un motif ?
Je me détache un peu des motifs pour me raccrocher à des formes, et celle que j’aime par-dessus tout en ce moment est l’arche.

Un matériau ?
Les miroirs, depuis toujours, outil idéal pour truquer l’espace, jouer avec la lumière.

Une pièce ?
La chambre ! Après six hôtels, je commence à avoir bien exploré cette pièce, mais ses possibilités sont infinies.

Un meuble ?
Tous ceux qui ne servent plus beaucoup : les secrétaires, les guéridons, les sellettes, les bars roulants… Ils ne rentrent plus dans nos petits espaces, cela les rend d’autant plus précieux.

Une marque ?
J’ai une affection particulière pour les grands classiques, comme Vitra, qui m’évoquent les créateurs qui m’ont donné envie de faire ce métier. J’aime aussi Sé qui emploie un langage formel innovant et sensible. Sans oublier Scarlet Splendour, pour le secrétaire de Matteo Cibic !

Un quartier ?
Covent Garden, à Londres, où je peaufine en ce moment un hôtel de 18 chambres.

Un hôtel ?
Le Gramercy Park Hotel à New York. Le travail de la couleur de Julian Schnabel me plaît énormément. J’ai aussi eu un coup de cœur pour l’un des derniers projets de Roman & Williams : le Coucou, toujours dans Big Apple.

Un artiste ?
David Hockney, always.

Un fleuriste ?
Debeaulieu, découvert pendant le chantier du Grand Pigalle Hôtel, situé dans la même rue.

Une boutique déco ?
Le Bon Marché. La sélection de Gilbert Kann y est assez exceptionnelle. Ce spécialiste des arts décoratifs scénographie des collections de mobilier à travers tout le magasin, qui ne sont pas à vendre.

Une marque de mode ?
Gucci ! J’ai adoré Tom Ford et suis assez bluffée par Alessandro Michele.

Un architecte ou un bâtiment ?
Je relie le bâtiment à son auteur. Frank Gehry et le Guggenheim de Bilbao, Gustave Eiffel et sa tour, Richard Meier et la Douglas House…

Le Grand Pigalle Hôtel abrite 37 chambres où s’exprime le vocabulaire déco de Dorothée Meilichzon : papiers peints texturés, têtes de lit tissées, lampes en laiton. Une ambiance feutrée rehaussée d’une touche british.
Le Grand Pigalle Hôtel abrite 37 chambres où s’exprime le vocabulaire déco de Dorothée Meilichzon : papiers peints texturés, têtes de lit tissées, lampes en laiton. Une ambiance feutrée rehaussée d’une touche british. Kristen Pelou
À l’Hôtel Bachaumont, dans le IIe arrondissement de Paris, on retrouve dans les chambres, les salles de bains et le restaurant la palette de la décoratrice : vert sapin, bleus, miroirs, cuivre et mobilier néorétro.
À l’Hôtel Bachaumont, dans le IIe arrondissement de Paris, on retrouve dans les chambres, les salles de bains et le restaurant la palette de la décoratrice : vert sapin, bleus, miroirs, cuivre et mobilier néorétro. Paul Bowye
L’Hôtel Panache, dans le IXe, investit un immeuble d’angle où se déclinent l’Art nouveau et le rétro parigot à l’aune d’une nouvelle modernité : motifs géométriques, coeurs percés et miroirs brillants.
L’Hôtel Panache, dans le IXe, investit un immeuble d’angle où se déclinent l’Art nouveau et le rétro parigot à l’aune d’une nouvelle modernité : motifs géométriques, coeurs percés et miroirs brillants. DR

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