The Invisible Collection, pour une déco chic en un clic

Quand les collectionneurs viennent frapper à la porte des décorateurs les plus en vue, cela donne The Invisible Collection, des séries limitées vendues en exclusivité sur ce site créé en septembre par deux aficionadas du design : Isabelle Dubern et Anna Zaoui. Rencontre.

Comment vous est venue l’idée de créer The Invisible Collection (@theinvisiblecollection) ?

Isabelle Dubern : Nous sommes de grandes amatrices de déco. Et nous avons réalisé que beaucoup de meubles et d’objets sont dessinés spécialement et uniquement pour un chantier. Nous nous sommes dit que c’était dommage…
Anna Zaoui : Le site permet de commander, en exclusivité, ce mobilier rare et de choisir, en plus, la couleur, les matériaux et les dimensions.

Comment avez-vous choisi telle ou telle création ?

I.D. : Nous avons commencé en représentant une « tribu » de décorateurs français qui se rejoignent autour d’une culture des arts décoratifs et de l’artisanat. L’excellence est au cœur de leur travail.
A.Z. : Le fauteuil Ours de Pierre Yovanovitch, si confortable, les tables basses en marbre ou en laiton de Thierry Lemaire, les tapis graphiques d’Atelier Février ou de Damien Langlois-Meurine… Toutes ces pièces sont la parfaite illustration de la décoration française d’aujourd’hui. Mais nous nous ouvrons déjà à des décorateurs et à des architectes d’intérieur internationaux.

Anna Zaoui et Isabelle Dubern, les fondatrices de The Invisible Collection.
Anna Zaoui et Isabelle Dubern, les fondatrices de The Invisible Collection. DR

Où sont-elles fabriquées ?

A.Z. : Chez les artisans avec lesquels les décorateurs ont l’habitude de travailler, comme le ferronnier Pouenat ou le tapissier Charles Jouffre. C’est un tout petit monde.
I.D. : Et certains artisans sont aussi designers, comme Piotr Sierakowski, avec ses armoires en marqueterie.

Vous venez du luxe et de l’art contemporain. Quel regard portez-vous sur la déco ?

I.D. : Je trouve qu’elle est plus que jamais sur le devant de la scène. Il y a vingt ans, on allait exclusivement vers l’art contemporain. Aujourd’hui, c’est aussi le mobilier que l’on voit dans la presse lifestyle ou déco que l’on a envie de collectionner.

Liseuse de la collection « Shadows », d’India Mahdavi : de l’acier perforé et du rotin, mélange d‘industriel et d’organique.
Liseuse de la collection « Shadows », d’India Mahdavi : de l’acier perforé et du rotin, mélange d‘industriel et d’organique. DR

Vous habitez toutes les deux à Londres. Pourquoi ce choix ?

I.D. : Nous adorons Londres et son énergie cosmopolite. C’est vrai aussi que nos décorateurs préférés ont souvent des chantiers ici. Et c’est un bon tremplin pour s’adresser au marché américain.

Avez-vous pensé à ouvrir un lieu concret ?

A.Z. : Après notre participation à l’exposition « Chambre à part », à Design Miami, en décembre, nous inaugurons en avril un pop-up store à deux pas de Harrods, dans le showroom de la marque de linge de maison de luxe Vis-à-Vis. Nous serons sûrement aussi à Milan et à New York cette année. Mais présenter et vendre en ligne les meubles des décorateurs reste notre priorité.

Theinvisiblecollection.com

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