Les objets extra ordinaires de Thomas Eyck

Organiques, ludiques, kitsch, cliniques… Depuis dix ans, les objets édités par Thomas Eyck possèdent ce supplément d’âme que seul un design sincère et authentique peut offrir. Dix ans de liberté créative, en somme.

« J’avais envie d’apporter ma touche personnelle à cette collection : elle est le fruit du travail d’un designer combiné à celui d’un artisan et au mien », explique Thomas Eyck qui a donné avec simplicité les initiales de son nom en minuscules à son entreprise, dans la lignée des grands éditeurs italiens, comme Cappellini. Mais voilà dix ans qu’il crée l’événement sur les foires de design du monde entier.

Tabouret en cordage de Christien Meindertsma.
Tabouret en cordage de Christien Meindertsma. Thomas Eyck

Des carafes en porcelaine que l’on couche, d’où l’eau s’écoule en cascade, des vases en forme de scarabées, des chandeliers en étain tout droit sortis de la série Game of Thrones… Les objets qu’il présente au fil des ans provoquent toujours la surprise, l’arrêt et, la plupart du temps, l’admiration : on se demande ce qui a bien pu motiver de telles créations.

l.b.07, des tapis qui peuvent aussi faire office de cloins ou de panneaux isolants.
l.b.07, des tapis qui peuvent aussi faire office de cloins ou de panneaux isolants. Thomas Eyck

En réalité, ce Néerlandais qui se considère comme « un éditeur de design » sait très bien à qui il s’adresse : « Au début des années 2000, quand j’ai commencé à travailler pour Royal Tichelaar Makkum, une des plus anciennes manufactures hollandaises de porcelaine, plus personne ne voulait entendre parler du fameux bleu de Delft. J’ai engagé des designers que j’admirais : Marcel Wanders, Studio Job et Hella Jongerius, et nous avons débarqué au Salon de Milan », se souvient-il amusé, son pari gagné.

Plaids signés Scholten & Baijings.
Plaids signés Scholten & Baijings. Thomas Eyck

Formé à l’histoire de l’art et proche de la Design Academy d’Eindhoven, il fonde dans la foulée sa propre entreprise, en 2007, avec en tête l’idée de continuer sur ce créneau de la création contemporaine mariée au savoir-faire artisanal.

Thomas Eyck, un éditeur attaché aux interactions entre designer, artisan et éditeur.
Thomas Eyck, un éditeur attaché aux interactions entre designer, artisan et éditeur. Lonneke Van Der Palen

Afin de suivre de A à Z le développement technique de chaque projet, il sélectionne des fabricants sur place, aux Pays-Bas. Porcelaine, encore et toujours, mais aussi bronze, bois, lin… autant de matériaux qu’il propose à des designers parfois à peine sortis de l’école, comme Christien Meindertsma, qui lui a offert un de ses premiers best-sellers : un luminaire composé d’une ampoule fixée au bout d’une corde.

La collection de mobilier en chêne de la jeune Hollandaise Christien Meindertsma.
La collection de mobilier en chêne de la jeune Hollandaise Christien Meindertsma. Thomas Eyck

Un petit côté Droog Design (mouvement de design néerlandais, précurseur de la récupération), assez éloigné de la pureté des créations d’Aldo Bakker (fils de Gijs Bakker, fondateur de Droog @droogdesign, justement), auteur d’objets pour la table aux lignes organiques, inédites pour Thomas Eyck. Une diversité de formes et d’idées peu commune…

Vinaigrier d’Aldo Bakker.
Vinaigrier d’Aldo Bakker. Thomas Eyck

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