Palma, à petits pas...
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Sur l’île de Majorque, dans les Baléares, Palma distille un art de vivre « slow life ». Au programme, bains de soleil, de mer et de culture…

Un air de vacances semble souffler sur Palma.

Dans le chant des cigales, palais et casas sont baignés du bleu méditerranéen, écrasés sous le soleil éclatant. Mais le cadre – si merveilleux soit-il – ne fait pas tout. Sur cette île, il y a autre chose. Les Majorquins cultivent un art de vivre bien à eux, poc a poc, autrement dit lentement, doucement. Ils savent prendre le temps et savourer chaque instant. L’été, dans les ruelles tortueuses, le bruit des flip-flops sur les pavés fait écho à ces trois petits mots. « Poc a poc », on musarde sur la Rambla, on lézarde sur un banc ou devant un petit blanc, on butine des gourmandises à glisser dans sa valise… « Poc a poc », on papillonne de musée en exposition.

La cathédrale de Palma, construite sur les murailles de la vieille ville
La cathédrale de Palma, construite sur les murailles de la vieille ville

Car Palma cache bien son jeu. Sous son image de carte postale balnéaire, elle déroule bien des trésors, à commencer par sa cathédrale, La Seu, terminée au XVIe siècle, qui semble taillée dans la dentelle. Le génial Antoni Gaudí y laissa sa patte en y faisant entrer plus de lumière. L’artiste Miquel Barceló habilla de céramiques l’une des chapelles il y a dix ans. À deux pas de là, le Musée de la Fondation Bartolomé March est un rêve de palais où les œuvres des plus grands artistes sont rassemblées : Henry Moore, Max Bill ou Eduardo Chillida… Sur les hauteurs, le Musée d’art moderne et contemporain Es Baluard étonne par son architecture et sa vue grandiose sur l’horizon des flots. Niché dans un ancien bastion de la fin du XVIe siècle, son béton vient magistralement bousculer les codes. À l’intérieur, Joan Miró et autres artistes de renom sont exposés. Joan Miró, justement. Né à Barcelone, il tomba fou amoureux de l’île d’où venait sa femme, Pilar. Il fit construire son atelier à Palma, par l’architecte Josep Luis Sert. Touchants, les lieux se visitent aujourd’hui. Pinceaux et toiles n’ont pas bougé, comme s’ils attendaient l’improbable retour de l’artiste, disparu en 1983.

L’atelier de l’artiste à la Fundacio Pilar y Joan Miro.
L’atelier de l’artiste à la Fundacio Pilar y Joan Miro.

Palma est une muse pour les peintres et les sculpteurs.

Mais elle sait aussi nourrir ses hommes et ses femmes. Sa douceur de vivre et ses produits locaux ont attiré dans ses filets de nombreux chefs, espagnols comme étrangers, qui ont décroché des étoiles dans neuf restaurants. Mais les bonnes choses se dégustent aussi dans les petites tables sans prétention de Palma. Au menu : sope mallorquine (pain, poivrons, oignons et tomates) ou encore charcuterie sobrasada (à base de porc haché et de piment rouge), par exemple. Les gourmands fileront sur les stands du marché couvert de Santa Catalina où Palmesano et Palmesana (habitants de Palma) se mêlent aux guiris (touristes) autour d’un verre de vermouth ou de shandy (bière et sirop de citron). Ensuite, il sera temps de piquer une tête dans les eaux turquoise. Le choix sera difficile car Majorque compte pas moins de 550 kilomètres de côtes ! En option : la plage urbaine de Playa de Palma, celle de Portixol, un brin hipster, ou encore celle d’Es Strenc, entre pinède et dunes.

Chilis et Sobrasadas dans les rues de Palma.
Chilis et Sobrasadas dans les rues de Palma.

Une fois allongé sur le sable, les yeux à moitié fermés, un refrain reviendra en tête comme une petite musique. « Poc a poc », lentement, doucement…

 

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