A Rome, la plus belle cantine du monde chez Fendi ?

La maison Fendi a récemment ouvert un café pour ses employés aménagé par Dimore Studio dans le monumental Palazzo della Civiltà Italiana, où elle avait installé son siège il y a deux ans. De quoi faire rêver bien des employés de par le monde…

Diaporama : A Rome, une cantine de luxe chez Fendi

Depuis 2008 et ses premières participations aux foires Design Miami et Design Miami/Basel, Fendi (@fendi) soutient la création contemporaine. Du duo italien Dimore Studio (sollicité pour décorer l’espace privé de son flagship-store romain) à la Française Maria Pergay, auteure d’une collection capsule de mobilier pour Fendi Casa, ils sont nombreux à avoir reçu le soutien de la griffe adepte de la couleur et des motifs géométriques.

Cette fois, c’est dans la cantine de son siège social, situé en périphérie de la ville aux sept collines, que Fendi a donné carte blanche à la fine fleur du design. Le Palais de la civilisation italienne, où elle a installé son siège il y a deux ans, vient en effet d’être investi par le designer néerlandais Piet Hein Eek et par le collectif italien Controprogetto, deux références en matière d’upcycling. L’artiste floral japonais Azuma Makoto, à qui la marque avait déjà confié le design d’un pop-up store à Tokyo, est également de la partie.

Dès l’entrée du Fendi Caffè, le ton est donné : mobilier vintage et créations à partir de matériaux de récupération, réunion du bois et du béton bruts à côté du velours, du marbre et des fleurs.
Dès l’entrée du Fendi Caffè, le ton est donné : mobilier vintage et créations à partir de matériaux de récupération, réunion du bois et du béton bruts à côté du velours, du marbre et des fleurs. Andrea Ferrari

Matériaux de récup’, béton, mobilier vintage et installations végétales à gogo… Le rez-de-chaussée du bâtiment emblématique du mouvement rationaliste italien a été pris d’assaut par cette armada de designers engagés. L’objectif ? Créer un lieu de restauration et de rencontres informelles, dont l’esprit n’est pas sans rappeler les cantines des grandes entreprises de la Silicon Valley.
Dans le nouveau café Fendi, pour l’instant réservé à ses employés, on descend prendre une pause, déjeuner autour de longues tables d’hôtes en bois et béton assemblés avec de la résine par Controprogetto, ou se retrouver pour une réunion improvisée à l’abri de vitrines aux allures de garde-mangers, signées Piet Hein Eek. À ce mobilier vernaculaire revisité par le design d’aujourd’hui, aux comptoirs en zinc équipés de prises USB, aux plantes grimpantes qui se nourrissent de l’humidité de l’air et aux appliques en laiton de style industriel se mêlent également quelques clins d’œil à l’histoire de la maison, comme le cuir selleria ou les lames de parquet récupérées dans le Palazzo Fendi, en centre-ville. Un petit côté « Google à la sauce Fendi », revendiqué par le directeur général de la maison, Pietro Beccari, à l’origine du projet : « Tout ce que nous faisons chez Fendi est lié au caractère romain, mélange de simplicité et de richesse, y compris nos choix en matière de design et notre façon de travailler. »

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