Architecture : Solo Houses dévoile sa nouvelle villa de rêve

Le concept Solo Houses a dévoilé il y a peu sa deuxième maison d’architecte perdue dans un écrin méditerranéen, au sud de Barcelone. Imaginée par l’agence belge Office KGDVS, cette étonnante demeure en forme de cercle confirme tout l’intérêt de ce projet ambitieux.

En Aragon, dans une immense forêt de la région du Matarraña, se dissimule une villa insolite en forme de cercle. Conçue par le duo d’OFFICE Kersten Geers David van Severen, elle est la deuxième réalisation à voir le jour sur les quinze prévues par le programme Solo Houses initié par Christian Bourdais. Ce projet de grande ampleur laisse chaque architecte libre de réaliser sa résidence secondaire idéale dans ce parc naturel du nord de l’Espagne, sans autre limite que celle de leur imagination. Le rêve de tout bâtisseur… Totalement immergé dans la nature méridionale, le site d’une centaine d’hectares offre un immense terrain de jeux à l’inspiration des architectes !

Située sur un plateau légèrement surélevé, la villa circulaire bénéficie d’une vue à 360° sur la forêt vallonnée.
Située sur un plateau légèrement surélevé, la villa circulaire bénéficie d’une vue à 360° sur la forêt vallonnée. Solo Houses

Après le studio chilien Pezo von Ellrichshausen en 2013, c’est au tour de KGVDS de dévoiler sa réalisation après cinq années de travaux. Ravis, les architectes la décrivent comme « une maison sans murs ». De forme annulaire et dotée d’une façade extérieure coulissante, cette demeure en béton se pare aussi de rangées de colonnes en acier soutenant un toit plat. Hormis cette ossature, tout est mouvant : les cloisons sont toutes mobiles et des rideaux légers permettent de moduler l’espace composé de quatre pièces en forme de lune. Au centre de ce cercle de 45 mètres de diamètre, un espace ouvert agrémenté d’une pièce d’eau rappelle les patios romains entourés de péristyle, comme une transposition moderne de la villa antique.

Sur le toit, les installations techniques, comme ici les réservoirs d’eau, ont été laissés volontairement apparents. Elles surplombent des pièces totalement ouvertes sur l’extérieur.
Sur le toit, les installations techniques, comme ici les réservoirs d’eau, ont été laissés volontairement apparents. Elles surplombent des pièces totalement ouvertes sur l’extérieur. bas princen
Le patio et son bassin forment un espace sans ornementations ni aménagements superflus, si ce n’est l’élégant mobilier outdoor signé Muller & Van Severen (collection « Wire S »).
Le patio et son bassin forment un espace sans ornementations ni aménagements superflus, si ce n’est l’élégant mobilier outdoor signé Muller & Van Severen (collection « Wire S »). Solo Houses

Cette deuxième maison Solo Office suggère un style de vie hédoniste, mais sobre et en symbiose avec son environnement, comme si le cercle avait été pensé pour peser le moins possible sur le paysage et s’y fondre élégamment. L’ensemble est ponctué de détails soignés, des installations techniques du toit peintes par l’artiste Pierre Vermeersch à la ligne de mobilier « Wire S » signée Muller & Van Severen.

Une des deux chambres de la maison, dans sa version fermée par un rideau et une claustra extérieur presque transparent en aluminium.
Une des deux chambres de la maison, dans sa version fermée par un rideau et une claustra extérieur presque transparent en aluminium. bas princen
La pièce séjour de la villa et ses chaises Thonet.
La pièce séjour de la villa et ses chaises Thonet. Solo Houses

Présentée comme la première collection d’architecture en Europe, le projet Solo Houses affiche une dimension artistique inédite, le site se transformant en galerie à ciel ouvert, avec à terme 12 villas. Cette idée, Christian Bourdais la suit comme un fil rouge et l’explore aussi dans sa galerie parisienne Solo en mettant en avant l’architecture avant-gardiste. Un qualificatif tout désigné pour les brillants architectes des Solo Houses, tels Sou Fujimoto ou Didier Faustino dont on attend impatiemment les réalisations.  L’aventure sera couronnée par la mise en place d’un jardin signé par le paysagiste Bas Smets : une énième raison de suivre de près ce projet qui devrait continuer de faire parler de lui dans les années à venir…

Les architectes d’OFFICE ont imaginé un espace qui se fonde dans son environnement : un but esthétique auquel répond une logique de sobriété et d’économie de matière.
Les architectes d’OFFICE ont imaginé un espace qui se fonde dans son environnement : un but esthétique auquel répond une logique de sobriété et d’économie de matière. bas princen

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