Biennale d'architecture de Chicago : notre top 5 !

La deuxième édition de la Biennale d'architecture de Chicago s'est penchée sur le lien entre l’Histoire et la modernité, mais aussi sur les rapports qu’entretient la discipline avec l’art. Investissant plusieurs lieux culturels de la ville, cet événement qui a attiré 430 000 visiteurs lors de sa première édition, fermera ses portes ce dimanche 7 janvier. Heureusement, IDEAT y était et vous livre ses cinq découvertes.

Alors que Sarah Herda et Joseph Grima, les curateurs qui ont créé la biennale en 2015, étaient des penseurs de l’architecture, Sharon Johnston et Mark Lee (@johnstonmarklee), curateurs de la biennale 2017-2018 sont architectes. Leur édition, moins axée sur la théorie, s’est donc recentrée sur la construction. IDEAT fait le bilan en 5 points.

Sharon Johnston et Mark Lee, curateurs de la biennale de Chicago 2017.
Sharon Johnston et Mark Lee, curateurs de la biennale de Chicago 2017. Zachary Johnson-Courtesy of the Chicago Architecture Biennial

> 1/ ARTchitecture
L’art contemporain et la photographie sont à la fois des sources d’inspiration et des outils de recherche pour les architectes. L’artiste Thomas Demand puise ainsi dans l’iconographie architecturale pour créer des maquettes en carton afin de composer un nouvel univers, puis de le photographier avant de détruire ses maquettes. Sa longue collaboration avec l’agence Caruso St John (qui représentera la Grande-Bretagne à la prochaine Biennale de Venise) a donné lieu pour cette édition à une installation qui mêle des maquettes de projets signés Caruso St John à des photographies de réalisations à Londres, Zurich et Lille, signées Hélène Binet, une pointure de la discipline.

Installation qui mêle maquettes de projets signés Caruso St John et photographies de réalisations de Hélène Binet.
Installation qui mêle maquettes de projets signés Caruso St John et photographies de réalisations de Hélène Binet. Tom Harris

> 2/ Une histoire de l’architecture
Les deux curateurs l’ont expliqué, cette biennale constituait un aller-retour entre le présent et notre compréhension du passé. Une indication reprise littéralement par l’architecte Marshall Brown (auteur d’un des douze projets retenus pour le pavillon des États-Unis à la Biennale de Venise), qui exposait sur les murs du Chicago Cultural Center une série de collages de bâtiments du passé.

Moins conceptuelle et compréhensible à plusieurs niveaux, l’exposition « Horizontal City » revisitait l’architecture d’intérieur à travers de petits dioramas (reconstitutions de scènes en volume). Parmi les icônes inspirantes du passé, UrbanLab s’appuyait sur la célèbre proposition de « monument infini » de l’agence Superstudio (créée dans les années 70 en Italie) pour exposer sa propre vision de la maison infinie. D’autres architectes ont repris comme modèles à exploiter le Panthéon romain, l’American Bar d’Adolf Loos (Vienne, 1908) ou l’hôtel particulier d’Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.

Installation Horizontal City dans le GAR Hall du Chicago Cultural Center (2017).
Installation Horizontal City dans le GAR Hall du Chicago Cultural Center (2017). courtesy-of-chicago-architecture-biennial-tom-harris

> 3/ Maquettes XXL
Puisqu’il est compliqué de parler d’architecture sans montrer des maquettes, place leur est donnée dans les salles du Chicago Cultural Center, notamment dans le hall Yates, où ont poussé seize modèles XXL. Le brief était simple : réinventer l’iconique tour du Chicago Tribune. À l’époque du projet de ce gratte-ciel érigée en 1925, les maquettes des participants au concours avaient été exposées ensemble dans plusieurs villes des États-Unis. C’est cette idée de « collection » qu’a reprise le duo Johnston-Marklee.

Seize maquettes XXL pour réinventer la tour du Chicago Tribune au Chicago Cultural Center.
Seize maquettes XXL pour réinventer la tour du Chicago Tribune au Chicago Cultural Center. steve hall

Parmi les maquettes géantes, on reconnaissait la tour de Babel du Burkinabé Kéré Architecture ou l’empilement touffu de la Mexicaine Tatiana Bilbao. Plus technique et néanmoins didactique, l’exposition « Sky’s the Limit: The Engineering of Architecture » : SOM, grande société d’architecture et d’ingénierie, a investi un espace vide des faubourgs de la ville pour y présenter, par ordre de grandeur, une trentaine de maquettes de ses réalisations, parmi lesquelles l’iconique Burj Khalifa de Dubai.

 

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