Toro & Liautard : le style Palm Springs

Maxime Liautard et Hugo Toro se sont rencontrés à l’école Penninghen. S’ils n’ont pas 30 ans, leur joli parcours leur a fait voir du pays : assez d’élan pour fonder une agence, à Paris, il y a deux ans. Complémentaire, le duo travaille sur d’ambitieux projets – le White Ken, rue Blanche (IXe), prochaine adresse des propriétaires du Klay, le rooftop d’un grand magasin... – où leur style Palm Springs bien peigné répond à l’air du temps.

Une couleur ?
Pas de couleur fétiche, elles émanent en fonction des projets et de leur contexte et surtout de notre humeur.

Les deux architectes d’intérieur Hugo Toro (à gauche) et Maxime Liautard (à droite).
Les deux architectes d’intérieur Hugo Toro (à gauche) et Maxime Liautard (à droite). DR

Un motif ?
Le marbré. Par ailleurs, nous avons dessiné notre propre motif sur tissu pour pouvoir l’utiliser en tenture murale dans le prochain restaurant Klay, rue Blanche. Un hybride entre les veines du marbre et « Star Trek ».

Chez Maison Père, boutique de prêt-à-porter féminin aménagée par le duo, le rouge domine. Les portants et les appliques en laiton sont bordés par l’un des motifs préférés du duo : le marbré.
Chez Maison Père, boutique de prêt-à-porter féminin aménagée par le duo, le rouge domine. Les portants et les appliques en laiton sont bordés par l’un des motifs préférés du duo : le marbré. DR

Un matériau ?
La céramique sous toutes ses formes et fonctions. Ses possibilités créatives semblent infinies. On en use et abuse, on adore ce matériau, comme vous pourrez le voir bientôt dans un projet de villa au Cap-Ferret ou dans le patio d’une autre villa à Saint-Barthélemy.

Une pièce de la maison ?
L’escalier. Un espace de transition qui influence la vie des gens. Souvent la clé maîtresse d’une maison, un lieu où se croiser, échanger. Une intersection entre les espaces les plus personnels de chacun.

Le marbré de la Maison Père s’invite jusque sur les tables basses.
Le marbré de la Maison Père s’invite jusque sur les tables basses. DR

Un meuble ?
Une table basse. C’est autour d’elle que l’on se retrouve pour boire un verre, discuter et partager un moment.

Un designer ?
Eileen Gray, car son travail témoigne d’une réflexion dans le dessin de chaque détail. On adore, à travers l’architecture de son mobilier, sa modernité intemporelle.

La villa E-1027, première création architecturale d’Eileen Gray dont elle passa trois ans à dessiner le mobilier avec son compagnon Jean Badovici.
La villa E-1027, première création architecturale d’Eileen Gray dont elle passa trois ans à dessiner le mobilier avec son compagnon Jean Badovici.

Une ville ?
Madrid. Pour son côté festif et dynamique, toujours inspiré par son histoire. C’est une fourmilière d’idées aussi bien dans l’ambiance culinaire que dans les espaces de vie.

A Madrid, la terrasse du Principal Hotel surplombe tout le centre-ville
A Madrid, la terrasse du Principal Hotel surplombe tout le centre-ville

Un quartier ?
Downtown L.A., un tissu urbain en renaissance. Entre la verticalité des bâtiments Art déco désaffectés, les highways, galeries d’art et magasins de créateur… Il est bon de s’y retrouver sur un rooftop pour y admirer le coucher du soleil. Welcome to La La Land !

Entre les buildings de Downtown L.A., le Walt Disney Concert Hall de Franck Gehry accueille l’orchestre philarmonique de la ville.
Entre les buildings de Downtown L.A., le Walt Disney Concert Hall de Franck Gehry accueille l’orchestre philarmonique de la ville.

Un hôtel ?
Le Belmond Hotel Splendido, perché sur les rochers et baigné dans la verdure italienne de Portofino. Le combo parfait pour une escapade romantique façon La Dolce Vita.

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