L’irrésistible ascension d’Espaces Atypiques

Une philosophie décalée, de l’audace, des biens à part, le choix assumé d’une clientèle ciblée : presque dix ans après sa création, le réseau d’agences immobilières pas comme les autres s’est imposé sur un marché concurrentiel et continue de faire parler de lui.

Guidé par l’envie de faire de l’immobilier différemment, Julien Haussy crée Espaces Atypiques en 2008. Sa bonne idée ? S’adresser à une clientèle audacieuse et avertie qui ne se reconnaît pas dans les agences traditionnelles. Tout réside dans la sélection des biens proposés à la vente. Un duplex sous les toits, un loft industriel, un atelier d’artiste, une maison d’architecte, un appartement de caractère ou même une péniche : c’est la singularité du lieu qui prime. Les acheteurs ne s’y trompent pas, ils viennent chercher des biens qu’ils ne trouveront pas ailleurs.

C’est le duo d’architectes RMGB (Baptiste Rischmann et Guillaume Gibert) qui a eu carte blanche pour l’agencement de la deuxième adresse parisienne du réseau Espaces Atypiques.
C’est le duo d’architectes RMGB (Baptiste Rischmann et Guillaume Gibert) qui a eu carte blanche pour l’agencement de la deuxième adresse parisienne du réseau Espaces Atypiques. Espaces atypiques

Rien ne prédestinait pourtant ce quadra formé dans de prestigieuses écoles de commerce à sauter à pieds joints dans l’univers de l’immobilier. Mais, après dix ans à traîner son ennui dans le monde de la finance et de la stratégie, Julien Haussy décide d’écouter son instinct et de transformer sa passion pour l’architecture et le design en projet professionnel. Exigeant, il comprend vite qu’il faut donner envie et aussi se différencier. La présentation des biens fait l’objet d’un soin particulier, tout comme les profils des agents qu’il recrute, rarement issus du milieu de l’immobilier. Le succès est rapidement au rendez-vous.

Chez Espaces Atypiques Rive gauche à Paris.
Chez Espaces Atypiques Rive gauche à Paris.

En quelques années, Espaces Atypiques s’est imposé comme un acteur unique sur le marché. Dans un premier temps, à Paris, puis à Marseille et à Lyon. D’autres villes ont suivi. Avec 23 agences aujourd’hui, le réseau se développe à un rythme soutenu. À Marseille, le concept-store Skandhaus by Espaces Atypiques vient de naître dans le Ier arrondissement(cg-f. encadré). À Paris, une deuxième adresse a ouvert en mars, boulevard Saint-Germain (VIIe), signée RMGB (Baptiste Rischmann et Guillaume Gibert) : « Nous ne les avons pas choisis par hasard, explique Julien Haussy. Ce duo d’architectes fait preuve d’une sensibilité différente avec une décoration qui sort des standards. Nous leur avons donné carte blanche car chaque agence doit avoir sa propre personnalité. » Un état d’esprit qui colle aux biens proposés par le réseau d’Espaces Atypiques.

Les architectes de RMGB ont eu carte blanche pour aménager l’agence de la Rive gauche.
Les architectes de RMGB ont eu carte blanche pour aménager l’agence de la Rive gauche.

> Scandhaus by Espaces Atypiques. 22, place Lulli, 13001 Marseille. Tél. : 04 91 32 51 66.
> Espaces Atypiques Paris Rive Gauche. 207, boulevardSaint-Germain, 75007 Paris. Tél. : 01 85 73 66 13.

Skandhaus, le mobilier vintage atypique…

A la tête de la boutique marseillaise de mobilier vintage Skandhaus, Rachel Szymkowicz habillait les sites mis en vente par Espaces Atypiques. Une collaboration qui se prolonge durablement au sein de Skandhaus by Espaces Atypiques, une adresse qu’elle a ouverte place Lulli à Marseille. L’agence proposera donc ses biens dans un ancien garage entièrement décoré par Rachel de meubles vintage, à vendre eux aussi.
Deux arches en pierre rythment cet espace tout en longueur, paré d’une alternance de béton et de plâtre, et nappé de ciment au sol. Ce volume lumineux et très brut contraste avec l’élégance des pièces exposées. À travers sa sélection, Rachel veut montrer une certaine « européanité » du design vintage. Elle chine des meubles de la Scandinavie à l’Italie en passant par l’Allemagne, des années 50 à nos jours. Des pièces uniques très haute couture comme l’ensemble bureau et chaise de Kai Kristiansen ou celui en laiton d’esprit Stilnovo déniché dans un hôtel florentin. Au total, 70 % de mobilier d’époque et 30 % de contemporain composent l’offre de Rachel qui s’ouvre aux créations d’aujourd’hui avec des luminaires de Dan Yeffet et des céramiques d’Eden Hevroni. « Mon sujet, c’est l’âme de la maison », définit Rachel qui, outre son travail d’antiquaire, apporte aussi des conseils en aménagement. « Mais je ne suis pas décoratrice. Je suis là pour donner le ton, installer une ambiance, pour proposer des interventions comme un acupuncteur sur un patient : pour montrer le potentiel d’un lieu », prévient-elle. Mission accomplie !
Skandhaus by Espaces Atypiques. 22, place Lulli, 13001 Marseille.

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