Gubi, l’éditeur qui brasse les époques, de Paulin à GamFratesi

Entre rééditions prestigieuses et créations contemporaines, l'éditeur danois Gubi poursuit son grand écart entre les époques avec une nouvelle collection à l'épreuve du temps.

Partagée entre rééditions de grands maîtres et création contemporaine, la maison danoise Gubi poursuit son chemin avec une toute nouvelle collection bardée d’icônes du design, passées ou futures ! Pierre Paulin, Marcel Gascoin, Jacques Adnet… Les grandes figures françaises y côtoient leurs homologues italiens ou finlandais dans une harmonie intemporelle, ravivée par les nouvelles têtes GamFratesi et Space Copenhagen.

Chaises « C », imaginées par Marcel Gascoin en 1947.
Chaises « C », imaginées par Marcel Gascoin en 1947. Gubi

Membre de l’Union des Artistes Modernes avec Mallet-Stevens, Perriand et Le Corbusier, Marcel Gascoin fait son entrée chez Gubi avec la chaise C et le tabouret Trèfle. Des assises en bois, aussi résistantes que faciles à intégrer dans un intérieur, grâce à leurs lignes simples et fonctionnelles, pensées pour meubler les logements de la reconstruction après la Seconde Guerre mondiale.

Tabourets « Trèfle » de Marcel Gascoin, conçus en 1949.
Tabourets « Trèfle » de Marcel Gascoin, conçus en 1949. Gubi

Une rationalité annonciatrice du minimalisme des années 1950, prôné par l’architecte et designer italien Carlo de Carli. Notamment avec le canapé et le fauteuil de la collection « CDC.1 », que l’éditeur danois a choisi de faire dialoguer avec les luminaires de Paavo Tynell, empreints d’une même esthétique, à la fois classique et dénuée de tout ornement superflu.

Canapé de la collection « CDC.1 », dessiné par Carlo De Carli en 1954.
Canapé de la collection « CDC.1 », dessiné par Carlo De Carli en 1954. Gubi
Derrière le canapé « Stay » de Space Copenhaguen et une table basse de Mathieu Matégot, applique « 9464 » et lampe sur pied « 9602 » de Paavo Tynell.
Derrière le canapé « Stay » de Space Copenhaguen et une table basse de Mathieu Matégot, applique « 9464 » et lampe sur pied « 9602 » de Paavo Tynell.

Une épure idéale pour répondre à la table basse de Jacques Adnet, gainée de cuir dans la lignée de ses miroirs déjà réédités par Gubi. Tandis que les fauteuils Pacha marquent l’arrivée d’une autre légende de la discipline. Celle de Pierre Paulin, d’ailleurs formé chez Gascoin, avant de délaisser la rigueur rationnelle au profit d’un confort informel, typique des années 1970.

Derrière la table basse de Jacques Adnet, développée à partir des années 1950, le fauteuil « Pacha », dessiné par Pierre Paulin en 1975.
Derrière la table basse de Jacques Adnet, développée à partir des années 1950, le fauteuil « Pacha », dessiné par Pierre Paulin en 1975.
Fauteuils « Bat » de GamFratesi.
Fauteuils « Bat » de GamFratesi. Gubi

Du début à la fin des Trente Glorieuses, Gubi enchaîne les sauts dans le temps pour finalement atterrir en 2018, avec les fauteuils Bat et les chaises Gent de GamFratesi, ou une série de cabinets de curiosités signés Space Copenhaguen. Des créations actuelles, aux accents nostalgiques mais jamais passéistes, pour donner toute sa cohérence à une collection qui transcende les époques autant que les styles.

Chaises « Gent », GamFratesi.
Chaises « Gent », GamFratesi. Gubi
Cabinet « Private Collection », Space Copenhagen.
Cabinet « Private Collection », Space Copenhagen.

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