Atollo : cinq versions arty pour fêter les 40 ans d’une icône

En Italie, les maîtres de l'Arte Povera et de la peinture néo-expressionniste se sont donné rendez-vous autour de la lampe « Atollo » pour rendre un hommage créatif à l'architecte et designer Vico Magistretti.

Icône du design dès sa sortie en 1977, la lampe Atollo se décline en cinq nouvelles versions à l’occasion du quarantenaire de sa création. En collaboration avec la fondation Vico Magistretti, la maison d’édition Oluce a décidé de rendre hommage à son ancien directeur artistique en invitant quatre artistes majeurs de la scène italienne à revisiter sa pièce la plus célèbre.

Vico Magistretti est décédé le 19 septembre 2006 à Milan, sa ville natale.
Vico Magistretti est décédé le 19 septembre 2006 à Milan, sa ville natale.

Récompensé du Compasso d’Oro en 1979, le modèle Atollo incarne aujourd’hui la quintessence de l’œuvre de Vico Magistretti (1920-2006) dont la carrière est empreinte de géométrie et de minimalisme. Du milieu des années 1940 aux dernières années de sa vie, il a conçu des architectures, des luminaires et des pièces de mobilier pour de grands noms du design italien (Artemide, Cassina ou Kartell), dont la plupart sont encore édités en 2018.

Fabriquée à l’origine en métal, « Atollo » est désormais disponible en verre opalin.
Fabriquée à l’origine en métal, « Atollo » est désormais disponible en verre opalin.

Pionnier du mouvement Transavanguardia, synonyme du retour de la peinture expressionniste dans l’Italie des années 1970, le peintre et muraliste Mimmo Paladino est le premier artiste invité à remixer l’Atollo. Il a usé de ses talents de sculpteur pour donner naissance à un cylindre reconverti en sphère et un cône résolument affiné ! Sa transformation du piètement offre un nouveau visage à la lampe, dans la lignée des formes pures et abstraites, qu’il chérit.

« Atollo » par Mimmo Paladino.
« Atollo » par Mimmo Paladino. Oluce

Dans une démarche inverse, Enzo Cucchi préfère rester humble face à la perfection euclydienne d’Atollo, au point d’en modifier uniquement le packaging. Une façon modeste d’exprimer son art de la poésie et de la peinture, tout en mettant à l’honneur Jannis Kounellis, récemment disparu et complice en 2016 de sa précédente collaboration avec Oluce lors de la Triennale de Milan.

« Atollo » par Enzo Cucchi.
« Atollo » par Enzo Cucchi. Oluce

Du milieu des années 1970 à la chapelle qu’il a imaginée en 2016, Ettore Spalletti cherche, lui, à décupler le potentiel émotionnel de la couleur. En sculpture ou en peinture, ou comme ici, à mi-chemin entre les deux disciplines, avec le jaune d’un croissant de lune délicatement apposé sur l’abat-jour hémisphérique.

« Atollo » par Ettore Spalletti.
« Atollo » par Ettore Spalletti. Oluce

Père de l’Arte Povera depuis son installation « Minus Objects » composée de 28 objets disparates, Michelangelo Pistolletto superpose cinq décennies plus tard un bougeoir des plus classiques à la lampe intemporelle. Un contraste conceptuel, censé nourrir une réflexion sur l’éclairage artificiel et à l’impact décoratif indéniable.

« Atollo » par Michelangelo Pistolletto.
« Atollo » par Michelangelo Pistolletto. Oluce

Présentées à Milan pendant le dernier salon du mobilier, ces quatre réinterprétations s’accompagnent d’une modèle unique, taillé d’une seule pièce dans un bloc de marbre. Ces cinq nouvelles versions rejoindront au cours des prochains mois les Atollo « classiques »,  disponibles en verre opalin et métal noir, blanc ou doré.

« Atollo », en marbre de Portoro.
« Atollo », en marbre de Portoro.

Lampe Atollo, à partir de 1 356 €, Oluce.

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