Toiletpaper amuse les Galeries

Du 6 juillet au 10 septembre prochain, ToiletPaper s’expose aux Galeries Lafayette. Le collectif visuel déjanté de Maurizio Cattelan et Pierpaolo Ferrari investit la Galerie des Galeries, mais aussi les vitrines et la coupole du grand magasin parisien.

Le grand magasin parisien salue l’arrivée de l’été avec une exposition des créateurs du magazine Toiletpaper, connu pour ses clichés graphiques surprenants. L’artiste Maurizio Cattelan et le photographe Pierpaolo Ferrari sont à l’origine de ce collectif qui s’est entre autres exposé sur les panneaux de la High Line new-yorkaise et les fenêtres du Palais de Tokyo. En invitant dans ses espaces leurs images et une installation inédite, les Galeries Lafayette veulent faire découvrir au plus grand nombre – plus de 100 000 visiteurs ont foulé en juillet dernier les pavés de ce haut lieu du shopping – le travail de ces Italiens légèrement cintrés. Ferrari et Cattelan interviennent souvent sur des photographies existantes, issues pour la plupart de la mode et de la publicité, et leur donnent une nouvelle identité : « Le recyclage des images est notre inspiration première », expliquent-ils de concert.

 

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Pour cette intervention un peu spéciale,  ils ont investi trois espaces : les vitrines (du 6 au 27 juillet), la coupole (jusqu’au 27 août) et la Galerie des Galeries (jusqu’au 10 septembre). Dans chacune des vitrines du boulevard Haussmann, onze photos seront mises en scène pour raconter une vision singulière de Paris. « Ces images sont remplies de tension. Ce sont des visions électriques. Certaines célèbrent le moment qui précède 
la syncope, d’autres sont des instantanés de l’élégance à la française », précisent Cattelan et Ferrari. La coupole du magasin, quant à elle, sera le lieu d’une installation inédite alors que la Galerie des Galeries se transformera en espace d’exposition et de commerce avec la participation des éditeurs Seletti et Gufram, dont les objets sont connexes de l’univers barré des Italiens. « Les visiteurs pourront interagir et participer en achetant des objets aux codes esthétiques de Toiletpaper, expliquent les artistes. Il ne s’agit plus seulement du plaisir 
des images, mais d’une véritable initiation tactile sous sérotonine : les photographies se transforment en trois dimensions et peuvent alors s’emporter à la maison pour prolonger cette extase d’images… »

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