Daroco, la trattoria que tout le monde attendait !

La trattoria parisienne que tout le monde attendait est sur orbite depuis cet été. Le lieu a tellement de gueule que l’on ne fera pas la fine bouche pour y revenir tout l’hiver.

Dans la tribu Roca & Co, il y avait les frères, Roco et Rococo. Il y a maintenant le quatrième rejeton : Daroco ! Ses géniteurs, Alexandre Giesbert (le cuisinier) et Julien Ross (le pro de la salle) – qui se sont rencontrés au Métropolitain, dans le IVe arrondissement parisien (et ne se quittent plus depuis quatre ans) –, lui ont trouvé pour berceau l’ancienne boutique amirale de Jean Paul Gaultier, galerie Vivienne, dans le Ier.

De gauche à droite, Nico de Soto, le mixologue, Julien Ross, le chef de salle, et Alexandre Giesbert, qui tient la carte.
De gauche à droite, Nico de Soto, le mixologue, Julien Ross, le chef de salle, et Alexandre Giesbert, qui tient la carte. Benoit Linero

Partant à l’abordage de ce spot de rêve, l’agence Hors Limites Architecture s’est chargée du chantier. Et ça pulse ! Bien que centré sur la cuisine et son four – un ovni –, le décor est à la bonne sauce : volume cathédrale à tomber, plafond miroir vertigineux, béton et pierre apparents, banquettes cossues, marbre vert et chaises en cordage, garde-corps et terrazzo tatoués par le talentueux SupaKitch, le tout jardiné par Saison Artisans Fleuristes.

La décoration se compose de matériaux nobles tels un sol en terrazzo à base de marbre tassos incrusté de feuilles de laiton et de cabochons en marbre vert des Alpes.
La décoration se compose de matériaux nobles tels un sol en terrazzo à base de marbre tassos incrusté de feuilles de laiton et de cabochons en marbre vert des Alpes. Benoit Linero

Une mezzanine surplombe cet espace d’élite avant de longer l’illustre galerie – datant de 1823 – jusqu’au bar à cocktails Danico qui, là aussi, se monte la tête à l’étage. On se mettra donc en jambes avec un 7AM aux notes de café, de tabac et de whisky tourbé, créé par le très cosmopolite Nico de Soto, mixologue également associé au Mace, à New York.

À l’étage, l’atmosphère du bar est nettement plus tamisée.
À l’étage, l’atmosphère du bar est nettement plus tamisée. Benoit Linero

Côté fourchette, ça ne rigole pas non plus, sans pour autant coûter un bras. Formé par ses passages chez Éric Briffard, Pierre Gagnaire ou Christian Têtedoie, Alexandre Giesbert présente une cuisine d’auteur qui s’écrit en cinq actes pour rendre hommage aux classiques transalpins et, surtout, aux meilleurs produits de là-bas.

Alexandre Giesbert revisite les grands classiques de la cuisine italienne.
Alexandre Giesbert revisite les grands classiques de la cuisine italienne. Benoit Linero

De l’aperitivo aux dolce, on s’arrête volontiers sur la pizza, sa pâte fine, longtemps levée, et ses garnitures bien bottées. En antipasto, la douce acidité de la framboise fonctionne al fresco sur le carpaccio d’espadon et courgette. Le chef avoue avoir bossé des mois sur la vraie recette de la carbonara, qui, comme chacun sait, ne contient ni crème ni lardons. Un café (Coutume) et l’addition ? 48 € pour la formule « Repas italien » en quatre plats. Si ça continue, on va finir par annuler le week-end à Milan.

Daroco.
6, rue Vivienne, 75001 Paris.
Tél. : 01 42 21 93 71.
Ouvert de midi à minuit (le bar jusqu’à 2 h).

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