Le Roch, premier hôtel signé Sarah Lavoine, à Paris

Hôtel de poche ayant tous les attributs du grand hôtel, restaurant où se cultive l’intemporel et spa pour se fondre dans le quartier le plus mode de Paris, Le Roch est là pour durer.

Diaporama : Le Roch, premier hôtel signé Sarah Lavoine

Sarah Lavoine connaît le quartier mieux que personne. Elle y habite depuis des lustres et ne s’est résolue à quitter son premier appartement familial de la rue de Rivoli – qui fut celui du plasticien Jean-Pierre Raynaud auparavant, la salle de bains entièrement carrelée de blanc en témoignait – qu’avec la promesse de garder ses habitudes, ne s’éloigner ni du Palais-Royal ni de ses amis.
Bien avant d’ouvrir sa première boutique au 9, rue Saint-Roch. Personne d’autre n’aurait donc pu imprimer le style si parisien qui est le sien à cet hôtel cinq étoiles fraîchement installé au n° 28 de la même rue par la Compagnie hôtelière de Bagatelle. À deux pas de chez elle. Depuis son bureau perché sous les toits, cette princesse du canapé – qui a signé une capsule pour La Redoute cet automne – a eu toute latitude pour suivre le projet de rénovation et de gros œuvre confié à l’architecte Vincent Bastie, LA référence en matière de boutique-hôtels parisiens.

Vu sur le lobby et le patio de l’hôtel Roch.
Vu sur le lobby et le patio de l’hôtel Roch. FRANCIS AMIAND

Ce dernier a dispatché 38 clés sur les deux ailes, Argenteuil et Saint-Roch, en ménageant une respiration naturelle entre les deux bâtiments ; notamment par une terrasse arborée au premier étage, une bulle urbaine calée dans les fauteuils en rotin si parisiens de la Maison Drucker, qui se retrouve en sky-dôme au milieu du restaurant en rez-de-chaussée : une bonne astuce pour faire entrer la lumière. Petite terrasse encore, au dernier étage, pour la suite Saint-Roch qui, avec sa voisine communicante, jouit d’un palier privé de 70 m2 propre à ravir les modeuses de la Fashion Week. Les quatre suites Bien-Être ont, elles, une botte secrète plutôt inédite à Paris : chacune accueille un hammam au creux de sa salle de bains. Un vrai bain turc programmable, avec zelliges vernissés, marbre et palet de terracotta berbère posé au bord d’une baignoire Kaldewei (un des seuls fabricants à préférer l’acier émaillé à l’acrylique, qu’il en soit béni !). Ne manque que le savon noir parmi les soins Codage.
Dans les chambres, on aime les têtes de lit enveloppantes, tendues de velours bicolores, le coin bureau avec l’exquise chaise Superleggera de Gio Ponti et l’enceinte Marshall pour diffuser ses playlists en Bluetooth. Peintures Ressource (un bleu pétrole devenu sa signature), vaisselle Jars, tapis Chevalier Éditions… On retrouve les « collabs » favorites de Sarah Lavoine.

Malgré son format intimiste, le Roch possède un vrai bar d’hôtel.
Malgré son format intimiste, le Roch possède un vrai bar d’hôtel. FRANCIS AMIAND

L’esprit « appartement parisien » cultive le souci de certains détails : l’atypique mural formé par des grains de riz vernissés, différentes sources de lumière pour un éclairage savamment tamisé, les taies brodées du monogramme maison. Il suffit de descendre au rez-de-chaussée pour trouver le spa et sa piscine réservés aux clients, dans une pénombre envoûtante nimbée de la lumière de la rue. On passe ensuite au salon avec une bibliothèque fournie en livres d’art et installée le long de larges canapés. Depuis l’entrée et le desk d’accueil, l’espace a été volontairement libéré de son cloisonnement pour ne garder qu’un open-space où le salon et le bar s’ouvrent directement sur le restaurant qui jouxte le patio. Pas de nappe, mais des tables cerclées de laiton, des chaises Gubi recouvertes de velours ou d’imprimé fleuri et des sets en lin sous le puits de lumière naturelle.

Bien qu’implantée au sous-sol, la piscine bénéficie d’un éclairage naturel.
Bien qu’implantée au sous-sol, la piscine bénéficie d’un éclairage naturel. FRANCIS AMIAND

Après l’Auberge du Jeu de paume, à Chantilly, qu’il a quittée au printemps pour La Chèvre d’or, à Èze (06), le chef Arnaud Faye a dû composer une carte suffisamment sexy pour séduire la clientèle parisienne, très sollicitée. C’est Rémy Bererd, ancien de La Tour d’argent, qui exécute fidèlement des classiques mis au goût du jour (tourteau en fine gelée-courgette-amandes ou haricots verts-nectarine-verveine). Jonathan Blot, un pâtissier du XVIIe arrondissement (Acide Macaron), enrichit la carte des desserts (un cheesecake fruits rouges-chocolat blanc d’anthologie !). Entré au portefeuille des Design Hotels avant même son ouverture, ce cinq-étoiles concentre dans un format miniature tous les attributs d’un grand hôtel. Y compris deux concierges, dont l’un d’eux, Benjamin Camus-Durand, est à 26 ans le plus jeune récipiendaire des Clefs d’Or de France. Longue vie au Roch !

À partir de 350 € la chambre. À partir de 780 € la suite Bien-Être.
Le Roch Hôtel & Spa. 28, rue Saint-Roch, 75001 Paris. Tél. : 01 70 83 00 00. www.leroch-hotel.com

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