Back on the road en Californie

Ouverte en 1937, la Highway 1, plus connue sous le nom de Route 1, déroule son ruban d'asphalte tourmenté entre Los Angeles et San Francisco. Devenue mythique sous la plume de Jack Kerouac et d'Henry Miller, chantée par Joan Baez et plusieurs générations de musiciens, empruntée depuis par des millions de conducteurs en quête de sensations fortes, elle est un trait d'union entre une Amérique démesurément urbaine et une Amérique sauvage et éternelle, celle des grands espaces.

Pratique

  • Pour organiser votre séjour en Californie et tout savoir sur Big Sur, deux sites à visiter :
    > Visitcalifornia.fr
    > Bigsurcalifornia.org
  • Y aller
    Fondée en 1996, Air Tahiti Nui relie Paris à Papeete 7 fois par semaine via Los Angeles. Elle a été désignée « Meilleure compagnie du Pacifique Sud » pour le service de sa classe Poerava Business (32 sièges), celui de sa classe Économique Moana (264 sièges) et les avantages procurés à ses voyageurs (TGVAIR en partant de 19 villes de province). Bagage supplémentaire gratuit de 23 kg pour les sportifs. Prix à partir de 1 768 € par personne en classe économique (le trajet de province avec le TGV est inclus). Pour en savoir plus : 0 825 02 42 02 (0,15 €/min).
    Airtahitinui.com

Jours 1 & 2 : Los Angeles

Un flot continu de voitures, huit voies d’autoroute, des panneaux aux noms évocateurs. Hollywood Boulevard, Pacific Highway, Venice Beach, Santa Monica enfin, notre destination, pour un pèlerinage à l’hôtel California, qui a donné son titre à l’un des meilleurs morceaux de rock californien – à défaut d’être le meilleur établissement de cette mégacité qui s’étire sur plus de 300 km. Circuler dans L.A., c’est effectuer un road trip au quotidien. Impossible d’échapper à ces autoroutes (ou interstates) qui filent de quartier en quartier. L’I-10 mène à Downtown où vient d’ouvrir The Broad (@thebroadmuseum), folie architecturale signée Diller Scofidio + Renfro, qui abrite 2 000 œuvres contemporaines (Jeff Koons, Cindy Sherman, Andy Warhol, Takashi Murakami, Jasper Johns…) de la collection personnelle d’Eli et Edythe Broad. Tout à côté, le Museum of Contemporary Art (MOCA) et le Walt Disney Concert Hall signé Frank Gehry complètent cette trilogie architecturale. L’I-405, quant à elle, file vers le Getty Center, autre institution culturelle financée sur fonds privés, tout comme l’étonnant Petersen Automotive Museum, redessiné en 2015 par le cabinet d’architecture Kohn Pedersen Fox, ou encore les Watts Towers, œuvre de Simon Rodia, le Facteur Cheval local, accessible par l’I-110. Chaque visite se transforme immanquablement en un voyage immersif dans un Los Angeles aux multiples visages.

L’Union Station, principale gare de Los Angeles, date de 1939.
L’Union Station, principale gare de Los Angeles, date de 1939. Antoine Lorgnier
La Third Street Promenade avec ses boutiques branchées.
La Third Street Promenade avec ses boutiques branchées. Antoine Lorgnier

Jours 3 & 4 : El Camino Real

Découverte par les navigateurs espagnols vers 1540, la côte californienne ne leur a pas laissé que des bons souvenirs. Juan Cabrillo (1499-1543) a écrit : « Les montagnes atteignent le ciel et la mer en bat les flancs. C’est comme si elles allaient se jeter sur les bateaux. » Les marins nomment cette côte inhospitalière « El Pais Grande del Sur » et poursuivent leur chemin. Deux siècles plus tard, les moines franciscains font le même chemin mais à pied. Venus du Mexique, ils fondent entre 1769 et 1823 une vingtaine de missions qui donneront naissance aux villes de San Diego, Los Angeles, Monterey et San Francisco. Une route baptisée El Camino Real permet de découvrir la plupart d’entre elles. Signalée par une petite cloche, elle part du Pueblo de Los Angeles, le cœur historique de la ville, jusqu’aux vallées de Napa et de Sonoma, où la culture de la vigne pour le vin de messe de la mission de San Franciso Solano a connu un grand succès. Au milieu, la basilique San Carlos Borroméo del Río Carmelo, à Carmel-by-the-Sea, est un lieu de pèlerinage. C’est ici qu’est enterré Junípero Serra, fondateur de Carmel et des premières missions de Californie. Toutes abritent un petit musée relatant la vie de ces moines qui évangélisèrent près de 50 000 Indiens. Pas toujours pour le seul salut de leur âme.

La plage du village Carmel-by-the-Sea, dont le maire fut longtemps Clint Eastwood.
La plage du village Carmel-by-the-Sea, dont le maire fut longtemps Clint Eastwood. Antoine Lorgnier
À San Luis Obispo, la statue du père jésuite Junípero Serra, fondateur des missions californiennes.
À San Luis Obispo, la statue du père jésuite Junípero Serra, fondateur des missions californiennes. Antoine Lorgnier

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