Arles : Architecture de bambou pour les photos de Matthieu Ricard

Dans le cadre des Rencontres d'Arles 2018, Matthieu Ricard expose ses photographies sous un pavillon de Simòn Vélez, chantre colombien de l'architecture en bambou.

Face à la vieille ville arlésienne, dans le quartier de Trinquetaille, l’exposition « Contemplation » réunit 40 photographies de Matthieu Ricard. Des tirages en noir et blanc qui s’offrent pour l’occasion un cadre exceptionnel, au cœur  de l’architecture colombienne de Simòn Vélez, installée sur les rives du Rhône le temps d’un été.

Vue aérienne de la chaîne de l’Amnyé Matchèn, Tibet, 2014.
Vue aérienne de la chaîne de l’Amnyé Matchèn, Tibet, 2014. Matthieu Ricard

Imprimées sur du papier Awagami, produit au Japon depuis 1 400 ans, les photographies « mettent en lumière la beauté intérieure qui gît au cœur de l’être humain et l’harmonie des espaces naturels » selon les mots du penseur et moine bouddhiste. Un éloge de la sérénité, sublimé par la structure en bambou qui l’accueille et fait écho à sa dimension spirituelle.

Entièrement démontable, le pavillon suivra l’exposition lors de ses prochaines étapes dans différentes villes du monde.
Entièrement démontable, le pavillon suivra l’exposition lors de ses prochaines étapes dans différentes villes du monde. © JAN DYVER

Conçu en collaboration avec Stefana Simic, architecte new-yorkaise partie vivre à Bogota, le pavillon tire ses origines des malocas amérindiennes. Ces constructions en bois sont considérées comme sacrées par leurs habitants, car elles sont le lieu de vie de toute la communauté et représentent l’ordre au milieu de la jungle.

Les quarante tirages de 12,5 x 2 m s’alignent sous la voute de dix mètres de haut.
Les quarante tirages de 12,5 x 2 m s’alignent sous la voute de dix mètres de haut. © JAN DYVER

Matériau fétiche de Simòn Vélez, le bambou dessine un espace immersif de 70 mètres de long. Un unique corridor où les jeux de lumières soulignent les clairs-obscurs des clichés effectués entre 1983 et 2017. Prises du Népal à l’Inde, en passant par le Chili ou l’Argentine, les œuvres s’accompagnent chacune d’une pensée de Matthieu Picard, écrite de sa main.

Danse sacrée à Shéchèn, Népal (2015).
Danse sacrée à Shéchèn, Népal (2015). Matthieu Ricard

Une invitation à la plénitude qui s’apprête également à gagner le théâtre antique de la ville les 28 et 29 juillet prochains, avec une rencontre créative entre musique classique et méditation, portée par les interprétations de la pianiste Maria Joao Pires et les pensées de Matthieu Ricard.

Pyramide de drapeaux à prières, Tibet, 2007.
Pyramide de drapeaux à prières, Tibet, 2007. Matthieu Ricard

Exposition Contemplation, du 2 juillet au 23 septembre 2018, du lundi au dimanche, de 10h à 19h30. 1 quai de la gare maritime, 13200 Arles.
Soirées musicales les samedi 28 et dimanche 29 juillet 2018, à 20h30. Théâtre Antique d’Arles, 8 rue du Cloître. Réservations sur festivalpiano.com

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