Histoire : La saga du design allemand à travers ses 20 créateurs stars

IDEAT dresse le portrait de 20 femmes et hommes qui ont marqué l'histoire du design allemand du XIXe siècle jusqu’aujourd’hui !

Ce n’est pas parce ce que les designers d’outre-Rhin travaillent volontiers pour des labels étrangers qu’il faut imaginer leur pays trop petit pour eux. La foire IMM de Cologne témoigne du dynamisme du marché allemand. Une gestion avisée n’est-elle pas aussi l’un des fondamentaux du design ?

13/ Konstantin Grcic (1965-)

Konstantin Grcic.
Konstantin Grcic. DR

En 2004, le mix de fonte d’aluminium et de béton de sa chaise One, chez l’éditeur italien Magis, a fait de Konstantin Grcic une star. Ce siège équipe nombre de musées dans le monde. Rétif à tout buzz, le Munichois Grcic, qui a même été, ensuite, nommé créateur de l’année dans trois villes simultanément, travaille pour les grands labels italiens. Mais il a aussi dessiné quelques icônes chez l’allemand ClassiCon. Et il vient de créer pour Prada des accessoires pour homme… avant d’emménager à Berlin.

Chaise One (2004).
Chaise One (2004). DR

14/ Philipp Mainzer (1969-) et Farah Ebrahimi (1966-)

Farah Ebrahimi.
Farah Ebrahimi. DR

En 2006, le duo formé d’un architecte et d’une designer aux commandes du label de design allemand e15 (fondé en 1995) conçoit le sofa modulable Shiraz. Il prodigue aussi bien le confort des assises horizontales orientales que celui qu’on désespère de trouver dans tous les salons et lobbies d’hôtel. Jouer avec le fauteuil, le dossier et les coussins s’est imposé pour conditionner un confort sur mesure dans lequel l’absence de fioriture allège le produit.

Sofa Shiraz (2006).
Sofa Shiraz (2006). DR

15/ Sebastian Herkner (1981-)

Sebastian Herkner.
Sebastian Herkner. DR

Designer voyageur invétéré, Sebastian Herkner collabore avec un grand nombre de labels internationaux, sans négliger ceux de son pays. Il y a grandi, étudié, travaillé et s’y est installé près de Francfort. Sa passion de l’artisanat ne doit pas occulter son intérêt pour le design industriel, qu’il interpelle en y soulignant tout le travail de la main de l’homme. Bell, sa table la plus connue, éditée par ClassiCon (2010), est un best-seller exaltant la beauté des matériaux en renversant leur usage.

Table Bell (2010).
Table Bell (2010).

16/ Valentin Loellmann (1983-)

Valentin Loellmann.
Valentin Loellmann.

Né dans une famille de créateurs, le designer Valentin Loellmann n’a pas pris le chemin de l’industrie. Son sofa Spring Summer (2015), en bronze et chêne poli, a d’ailleurs popularisé dans les magazines tout l’intérêt des pièces uniques. Représenté en France par la Galerie Gosserez, Loelmann a fini par incarner dans le paysage du design la figure retrouvée de l’artisan, qui carbonise, ponce et forge des pièces lui-même, avant que la tendance ne promeuve la customisation et le sur-mesure.

Sofa Spring Summer (2015).
Sofa Spring Summer (2015).

17/ Markus Jehs (1965-) et Jürgen Laub (1964-)

Markus Jehs et Jürgen Laub.
Markus Jehs et Jürgen Laub.

Dans son studio de Stuttgart fondé en 1994, le duo de designers dessine du mobilier indémodable mais jamais austère. Pour eux, la fonctionnalité d’un meuble conditionne son esthétique. Ils expliquent que leur vison du design après leurs études en Allemagne s’est ouvert à autre chose lors d’un stage à New York. C’est en s’inspirant de chaussures de ski qu’ils ont conçu Striad (Herman Miller, 2016), un fauteuil lounge et son repose-pied. Unisexe, il a tout du classique du design.

Fauteuil Lounge Striad (2016).
Fauteuil Lounge Striad (2016).

18/ Christian Haas (1974-)

Christian Haas.
Christian Haas.

Côté création, Allemagne et Japon entretiennent depuis longtemps des affinités électives. De l’architecte Bruno Taut (1880-1938) à Walter Gropius (1883-1969), tous les modernistes allemands aiment le Japon. Aujourd’hui, le designer Christian Haas, en perpétuel mouvement entre Allemagne, France et Portugal, travaille notamment avec le label nippon Karimoku New Standard. Ses sofas Elephant avec repose-pied (2017) font la synthèse entre deux sens de l’épure, du confort et de la fabrication exigeante.

Canapé Elephant (2017).
Canapé Elephant (2017).

19/ Meike Harde (1987-)

Meike Harde.
Meike Harde.

Sans être iconiques dès leur sortie, certains objets retiennent l’attention au fil des événements et foires de design. C’est le cas de ce vase de la série « Potpourri » (Pulpo, 2017), traité en verre soufflé opalescent, qui, avec son air de cheminée du Centre Pompidou, incarne bien un certain sens de l’allégorie, celui de la designer Meike Harde. On l’avait repérée en France grâce à son cabinet Hybrid édité par Roche Bobois (2015), tout en résille d’acier ou de laiton, qui revisitait à la fois le cabinet et la vitrine. La promesse deviendra-t-elle révélation ?

Vases de la série « Potpourri » (2017).
Vases de la série « Potpourri » (2017).

20/ RSW (2005-) : Sven Rudolph, Carsten Schelling, Ralf Webermann

RSW : Sven Rudolph, Carsten Schelling et Ralf Webermann.
RSW : Sven Rudolph, Carsten Schelling et Ralf Webermann.

Auréolée en 2018 d’un nouveau prix au salon Ambiente de Francfort, la nouvelle radio-enceinte Bluetooth The Monkey de RSW pour le label Palomar fait penser que ses créateurs sont des nouveaux venus. Le trio s’est en fait ré-inventé, exercice de design s’il en est. Ils formaient auparavant le trio Ding3000, cultivant une image et des créations hors normes, loin de la rigueur allemande, comme le prouve leur lampadaire bleu Klein à franges, inspiré de la silhouette d’un lévrier afghan…

Radio portable The Monkey (2018).
Radio portable The Monkey (2018).

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