Un intérieur pensé par Nendo pour le « TGV du futur »

La SNCF planche avec Alstom sur son TGV du futur, un train plus économe, plus lumineux, plus écologique… mais aussi plus beau grâce à l'apport du studio japonais Nendo.

Cette année, la SNCF a participé pour la première fois au Salon de Milan en présentant la lampe TGV dessinée par Ionna Vautrin et co-éditée par Moustache. Une présence révélatrice de sa volonté de pleinement intégrer le design dans son activité. Dans cette optique, la SNCF a récemment révélé travailler avec le studio Nendo à l’élaboration d’une nouvelle génération de TGV, la cinquième, qui a été baptisée Inouï. Fin juillet, elle a confirmé la commande de 100 rames à Alstom avec deux objectifs : réduire les coûts de fabrication et d’exploitation et améliorer le confort à bord. Le contrat d’un montant de 3 milliards d’euros pour 100 rames en tout est le plus important jamais passé par la SNCF pour des trains.

Concernant l’ingénierie de ces nouvelles rames,  la SNCF a d’abord travaillé main dans la main avec le constructeur Alstom. Cela s’est traduit par le dépôt de 50 brevets par 2 000 personnes venues des deux entreprises et travaillant de front sur ce projet. S’il n’ira pas plus vite que les précédentes générations, le TGV Inouï réduit sa facture électrique de 20 % grâce aux moteurs à aimant permanents et une réduction globale du poids des rames. De même, le nombre de places par rame va augmenter grâce à des moteurs plus compacts.

L’extérieur du futur TGV Inouï, qui circulera à partir de 2023 dans l’Hexagone.
L’extérieur du futur TGV Inouï, qui circulera à partir de 2023 dans l’Hexagone. Alstom SA 2018

Cependant, la place dévolue à chaque passager restera la même que dans les TGV Océane car le confort a été au cœur des recherches d’Alstom et de la SNCF : moins de bruit ambiant, plus de lumière, un Wi-Fi pour tous, une suspension plus efficace et une climatisation plus homogène (en clair, qui ne glace plus les seuls bras mais provient du haut du siège !).

Oki Sato (Nendo) à Milan en avril 2018 à l’occasion de la sortie de sa chaise N01 (Fritz Hansen).
Oki Sato (Nendo) à Milan en avril 2018 à l’occasion de la sortie de sa chaise N01 (Fritz Hansen). Mike Di Pasquale

Côté aménagement, AREP Design, la filiale de la SNCF chargée de la conception des ses différents équipements, travaille en tandem avec les Japonais de Nendo, l’un des studios de design les plus innovants de la planète, en termes techniques comme esthétiques. Si aucune image n’a pour l’instant filtré concernant les futurs intérieurs, on sait que l’accent a été mis sur les espaces de convivialité, soit les wagons-bars ainsi que les plateformes entre les voitures, qui seront transformées en zones de discussion ou de travail. « C’est un grand honneur de faire partie de cette équipe en tant que designers japonais. Ce projet nous donne l’occasion de construire une expérience de voyage enrichie, pour tous les voyageurs, à tous les moments de leurs voyages », a notamment déclaré Oki Sato, le cerveau génial de l’agence Nendo, plus habituée à travailler avec la crème des éditeurs de design.

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