LDF 2018 : Nos découvertes à la design week de Londres

Le London Design Festival est aussi multiple et bigarré que la ville qui l’accueille ! Les prospectives écologiques – comment échapper au plastique ? Une question cruciale pour tous les designers de la planète – succèdent aux installations spectaculaires, les nouveautés d’éditeurs haut de gamme se découvrent au fond de ruelles de l’East London ou dans d’anciens squats brutalistes, des quartiers reviennent à la vie (allez voir celui de Kings Cross où sont installés Google, Tom Dixon et la Central Saint Martins School of art)… En vadrouille durant une semaine, la rédaction d’IDEAT vous livre ses neuf découvertes au London Design Festival 2018.

1/ Les lampes de Lee Broom

Lee Broom au côté de ses lampes Lens Flair.
Lee Broom au côté de ses lampes Lens Flair. Lee Broom

Dans son studio du quartier de Shoreditch, le designer londonien joue à domicile. Il a donc entièrement réaménagé sa boutique pour mettre en lumière sa dernière collection de luminaires. Des créations à la fois simples et luxueuses qui se découvraient au milieu d’une forêt de rideaux dessinant un labyrinthe baigné dans une ambiance électro.


2/ La TalentLab de Made.com

Banc à roulettes Carola de Gaetano Avitabile.
Banc à roulettes Carola de Gaetano Avitabile. Made.com

L’éditeur britannique accueillait dans son nouveau siège une exposition de la deuxième collection de son TalentLab. Le principe : n’importe quel designer en herbe peut proposer un dessin via le site. L’équipe de Made choisit ensuite les projets les plus prometteurs, les fait prototyper et les soumet au vote des internautes. Ces derniers peuvent miser 5 € sur le meuble de leur choix. S’il atteint un seuil critique, il est fabriqué et ceux qui l’ont soutenu bénéficient d’une réduction de 30 % sur le prix final. Dans le cas contraire, ils sont remboursés. On croise les doigts pour que cet élégant banc à roulettes de Gaetano Avitabile voit le jour !


3/ Bethan Laura Wood chez Moroso

Installation de Bethan Laura Wood au showroom Moroso.
Installation de Bethan Laura Wood au showroom Moroso. Jean-Christophe Camuset

Quand elle a découvert le Mexique, la designer britannique Bethan Laura Wood a subi un véritable choc esthétique. Au point de bouleverser sa palette et ses motifs. Dans le showroom londonien de Moroso, l’un des éditeurs les plus créatifs du design italien, elle montrait une vaste installation de tissus, fauteuils, coussins et panneaux imprimés qui démontrent son rôle singulier dans le paysage du design contemporain.

Bethan Laura Wood chez Moroso.
Bethan Laura Wood chez Moroso. Jean-Christophe Camuset

4/ The New Craftsmen

L’installation du showroom New Craftsmen.
L’installation du showroom New Craftsmen. The New Craftsmen

Implanté dans le quartier de Mayfair, The New Crasftsmen propose une sélection ultra-raffinée de meubles et objets décoratifs produits par de jeunes designers/artisans britanniques. A l’occasion du LDF, le showroom a confié à la designer d’origine polonaise Malgorzata Bany le soin de présenter ses dernières pièces de mobilier sculptural au milieu d’objet réalisés par des poulains de la galerie. Une démonstration brillante, tout en camaïeu de blancs et d’écrus, de la vitalité de la créativité londonienne.
> The New Craftsmen. 34 North Row, Mayfair, W1K 6DG.


5/ Etagère BO’OY de Chloe Duran Stone

Etagère BO’OY de Chloe Duran Stone.
Etagère BO’OY de Chloe Duran Stone. Rado Prize

Comme en France, l’horloger Rado organise chaque année au Royaume-Uni un concours de design à destination des jeunes créateurs britanniques, dont les plus brillants sont exposés dans le cadre de l’incontournable événement DesignJunction. Parmi les projets exposés, c’est celui de Chloe Duran Stone qui nous a subjugués. Son étagère en acrylique coloré BO’OY joue de ses transparences pour laisser filtrer la lumière du jour et prendre des allures changeantes au fil de la journée. Une façon pour cette designer, par ailleurs architecte d’intérieur, de participer au bien-être de ses utilisateurs.


6/ La Biennale de Saint-Etienne prend la Tamise

La passerelle de François Dumas symbolise l’ouverture de Saint-Etienne au monde…
La passerelle de François Dumas symbolise l’ouverture de Saint-Etienne au monde… Jean-Christophe Camuset

En 2019, la Biennale de Saint-Etienne veut s’internationaliser. Elle a donc fait accoster à Londres une installation de François Dumas baptisée la Passerelle de l’inclusion, qui projette sur la Tamise une jetée faite d’acier et de rubans, deux matériaux phares de l’âge d’or de la cité du Forez. Bariolée, cette passerelle incarne aussi la volonté de la nouvelle DA de la Biennale, l’Anglaise Lisa White, de mettre la couleur au cœur de la prochaine édition, qui ouvrira ses portes du 21 mars au 22 avril 2019. D’ici là, la Passerelle de François Dumas fera étape à Paris…


7/ Table Offset de Philippe Malouin (Resident)

Philippe Malouin avec ses tables Offset.
Philippe Malouin avec ses tables Offset. Resident

Installé à Londres, le designer québécois Philippe Malouin était notamment présent au salon DesignJunction, qui rassemble différentes marques, éditeurs et alliance de designers, chez le Néo-Zélandais Resident. Ce jeune éditeur affichait trois versions de la table Offset dont les pieds circulaires pivotent pour changer d’apparence.


8/ La lampe/chargeur sans fil de Nolii

La lampe mobile Nolii sera disponible en février prochain.
La lampe mobile Nolii sera disponible en février prochain. Jean-Christophe Camuset

Pourquoi les accessoires high-tech sont-ils aussi peu pratiques ? Le designer britannique Benjamin Hubert a décidé de créer une marque dédiée à réellement nous faciliter la vie numérique. Après une première collection de câbles et batteries un poil décevants vu ses ambitions, Nolii vient de dévoiler une poignée de nouveautés plutôt intéressantes comme une batterie double qui permet de recharger à la fois son ordinateur portable et son téléphone ou une lampe nomade qui dissimule dans sa partie haute un chargeur sans fil. Laissez votre téléphone posé dessus et il se chargera automatiquement…


9/ Biennale de design de Londres

Le pavillon hong-kongais de la Biennale de design de Londres 2018.
Le pavillon hong-kongais de la Biennale de design de Londres 2018. Ed Reeve

Rire, s’embrasser, s’interroger sur son identité, désobéir… Pour sa deuxième édition, la Biennale de Design plongeait le visiteur dans un monde d’émotions au fil de 40 pavillons nationaux qui ont investi la Somerset House. Le voyage démarrait par le pavillon libanais, une cabane de méditation en carrelage bleu qui lançait idéalement cette aventure introspective. On glissait ensuite d’une pièce à l’autre, de Hong Kong avec ses odeurs de canard laqué au Guatemala avec son projet de peintures murales colorées pour ouvrir un village au tourisme. Le pavillon autrichien représentait trois scènes de la vie quotidienne post-abondance. Des anticipations glaçantes de notre futur proche, où l’eau sera comptée et où l’on devra lutter pour s’approvisionner en graines. Il fallait toute la douceur du cachemire du pavillon mongol pour oublier la rudesse du monde et de ses enjeux en termes de design… Marie Godfrain

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