Tourisme : Bangkok prend le virage Millennial !

Deuxième ville la plus visitée au monde après Hong Kong, Bangkok déploie ses centaines de temples et sa cuisine de rue auréolée au Guide Michelin. A l'approche de sa première Biennale d’art, Bangkok mise sur l’énergie créative de ses Millennials. IDEAT vous fait redécouvrir la capitale thaïe.

« J’investis dans l’humain (des designers, des directeurs artistiques…) pas simplement dans des sociétés. J’investis dans la plateforme qui nous aidera à créer quelque chose de différent, d’excitant pour le monde entier », affirmait le 8 novembre 2017 Srettha Thavisin, président de Sansiri. Ce jour-là, le leader de l’immobilier résidentiel thaïlandais haut de gamme tenait une conférence de presse pour annoncer un investissement totalement « disruptif » : 80 millions de dollars injectés dans six marques lifestyle internationales réputées pour changer la donne dans leur catégorie.

Avec sa terrasse en pleine rue, le bar du WTF Café & Gallery est l’un des lieux de rendez-vous favori de la communauté créative de Thonghor.
Avec sa terrasse en pleine rue, le bar du WTF Café & Gallery est l’un des lieux de rendez-vous favori de la communauté créative de Thonghor. Young-Ah Kim

Au passage, Srettha Thavisin a également confirmé le rachat à son concurrent Pace Development des étages du Ritz Carl­ton Residences, situés au sommet du MahaNakhon, l’immeuble le plus haut et le plus iconique de Bangkok, avec sa silhouette pixellisée conçue par Ole Scheeren, un ex-associé d’OMA, l’agence fondée par Rem Koolhaas. C’est dans ce bâtiment que doit ouvrir le premier hôtel Edition Bangkok.

Du Skytrain, on peut apercevoir l’iconique tour MahaNakhon, le building le plus haut du pays (314 m), signé Ole Scheeren.
Du Skytrain, on peut apercevoir l’iconique tour MahaNakhon, le building le plus haut du pays (314 m), signé Ole Scheeren. Young-Ah Kim

Au-delà de l’image de marque « lifestyle occidental » destinée à séduire de futurs clients, principalement asiatiques, Sansiri entend développer des synergies qui introduiront dans le quotidien des jeunes Bangkokiens aisés les valeurs des Millennials : humeur collaborative, priorité donnée aux ressources et ingrédients locaux, conscience environnementale, nomadisme urbain, coworking… Pour enfoncer le clou, Sansiri a passé un accord avec AP Honda (distributeur local des motos japonaises), Uber, Ofo (vélos en libre-service), Haupcar (plateforme de covoiturage), Sharge (fournisseur de bornes de chargement) et EA Anywhere (stations de recharge électrique), afin d’offrir des solutions de transport écologiquement acceptables à ses résidents.

Entre deux longueurs sur le toit du très chic SO Sofitel, les voyageurs peuvent admirer le parc Lumphini, le poumon vert de Bangkok.
Entre deux longueurs sur le toit du très chic SO Sofitel, les voyageurs peuvent admirer le parc Lumphini, le poumon vert de Bangkok. Young-Ah Kim

C’est un fait : Bangkok, qui compte 10 millions d’habitants, a atteint un seuil critique de pollution l’hiver dernier à cause de ses embouteillages monstres. Tara Buakamsri, directeur de Greenpeace Thaïlande, lançait d’ailleurs fin février un cri d’alerte rapporté par Le Monde : « Ça ne peut pas continuer comme ça : Bangkok est en train d’asphyxier ! » Heureusement, quelques initiatives sont déjà lancées. Les lignes souterraines et aériennes (métro et Skytrain) croissent presque aussi vite que la végétation tropicale. « Dans dix ans, le réseau de transports en commun sera plus important que celui de Londres », affirme avec conviction Torsten Richter, le dynamique directeur du SO Sofitel. Ce dernier court chaque jeudi matin avec les clients de l’hôtel qui désirent le suivre dans le parc Lumphini, poumon vert avec lac et pédalos-cygnes délicieusement rétro.

Le parc Lumphini, 57 hectares de verdure au centre de la jungle urbaine.
Le parc Lumphini, 57 hectares de verdure au centre de la jungle urbaine. Young-Ah Kim

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