« Muz Yer » : Rennes dévoile un nichoir à oiseaux signé Kengo Kuma

Imaginée par les grandes figures de l’architecture internationale, une dizaine de nichoirs va bientôt ponctuer la ville de Rennes dans le cadre de l’exposition « Muz Yer ». Cette semaine, c’est celui de Kengo Kuma qui ouvre le bal.

En attendant l’inauguration du futur stade olympique de Tokyo et un complexe hôtelier dans l’Est parisien, Kengo Kuma démontre à nouveau son amour et sa maîtrise du bois avec Dancing Forest, un nichoir à oiseaux sculptural, composé de neuf troncs de châtaigniers, spécialement conçu pour la ville de Rennes à l’occasion de l’exposition « Muz Yer ». Ses commissaires, l’architecte rennais Gwénaël Le Chapelain (agence a/LTA) et le critique d’art David Perreau, ont invité le Japonais à signer l’une des huit « maisons à oiseaux » (muz yer en breton) qui vont prochainement être installées le long d’un parcours de huit kilomètres.

Elaborée avec la Ligue de Protection des Oiseaux, la « forêt dansante » de Kengo Kuma & Associates se destine particulièrement à accueillir les mésanges et sitelles de la ville.
Elaborée avec la Ligue de Protection des Oiseaux, la « forêt dansante » de Kengo Kuma & Associates se destine particulièrement à accueillir les mésanges et sitelles de la ville. Kengo Kuma and Associates

Pour sensibiliser les Rennais à l’écologie urbaine autant qu’au patrimoine architectural de la ville, le projet fait appel à « des architectes n’ayant jamais construit à Rennes et aux façons différentes d’aborder l’architecture », explique David Perreau. Déjà impliqué dans l’avenir de la ville à travers les « folies » urbaines des frères Bouroullec, le commissaire décrit Dancing Forest comme une petite construction expérimentale dans laquelle se vérifient certaines des obsessions de Kengo Kuma : « l’attention et la relation évidente de sa pratique à la nature, ou cette façon singulière d’articuler des savoir-faire traditionnels (ici le bois brûlé) à des techniques de construction plus actuelles (le principe de tenségrité). »

Marion Normand, « Skyline » (2018), granit et Inox, programme « Muz Yer, nichoirs d’architectes », Rennes.
Marion Normand, « Skyline » (2018), granit et Inox, programme « Muz Yer, nichoirs d’architectes », Rennes. Stéphane Chalmeau

Implantée quai Saint-Cyr, à coté des logements récemment achevés par les Ateliers Jean Nouvel, l’installation pérenne est la première d’une « collection de petites formes » signées par Dominique Perrault, Julien de Smedt, Duncan Lewis, l’agence danoise Adept et les architectes suédois du cabinet Tham & Videgard. Mais avant de découvrir l’ensemble des réalisations de ces pontes à l’automne 2019, Marion Normand dévoile également sa Skyline cette semaine. Sélectionnés parmi une vingtaine de propositions d’étudiants, ses abris de granit rythment désormais la façade de l’Ecole d’architecture de Bretagne. Une entrée en matière aussi modeste que prestigieuse pour celle qui débute aujourd’hui dans la vie active.

Marion Normand, « Skyline » (2018), granit et Inox, programme « Muz Yer, nichoirs d’architectes », Rennes.
Marion Normand, « Skyline » (2018), granit et Inox, programme « Muz Yer, nichoirs d’architectes », Rennes. Stéphane Chalmeau

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