Le tour du monde idéal de la galeriste Nina Yashar

Née en Iran, mais milanaise depuis de nombreuses années, la galeriste Nina Yashar propose un design sans œillères qui navigue de la jeune garde libanaise aux valeurs sûres italiennes. Ouverte sur le monde et les époques, elle nous embarque pour un tour du monde quasi mystique.

Votre moyen de transport favori ?
Nina Yashar : Le train… J’adore observer les paysages et les villes que je traverse en voyageant. J’aime particulièrement ce sentiment étrange d’être en mouvement tout en restant immobile. Cela me fait prendre conscience de la valeur du temps… Même si du temps, j’en ai rarement pour la rêverie durant mes déplacements.

Une compagnie aérienne préférée ?
Lufthansa. Leur programme de fidélité est partagé par tant de compagnies partenaires qu’il me donne envie de sillonner toute la planète.

Le Nilufar Depot, consacré aux pièces de Lina Bo Bardi et de l’architecte Giancarlo Palanti, lors du dernier Salon du mobilier.
Le Nilufar Depot, consacré aux pièces de Lina Bo Bardi et de l’architecte Giancarlo Palanti, lors du dernier Salon du mobilier. Amendolagine Barracchia

Une anecdote de voyage ?
J’emporte toujours un cristal dans mes bagages, pour amplifier les énergies positives. Pour moi, c’est vraiment important, où que j’aille. Mais il est aussi primordial de le rapporter chez moi une fois enrichi par toutes ces expériences. Je suis sûre que cela crée des synergies, qui me sont essentielles.

Votre plus beau voyage ?
Je dirais le Viêt Nam, un endroit magique avec une nature luxuriante comme nulle part ailleurs et des tissus colorés faits main parmi les plus beaux qu’il m’ait été donné de voir. Une fois, j’en ai rapporté tout un stock en Italie. J’en ai confié une partie à un tailleur qui les a tous transformés en tuniques et vestes pour mes amies et moi. Lorsque je les enfile, j’ai vraiment l’impression de porter une œuvre d’art. J’utilise les autres comme couvertures légères.

Celui que vous rêvez de faire ?
Le Myanmar, pour son ambiance mystique autant que pour les Birmans, connus pour leur authenticité. Le pays m’attire également pour certaines régions très reculées, difficiles d’accès, et donc préservées de toute trace de civilisation.

La Birmanie, un pays qui regorge de trésors architecturaux.
La Birmanie, un pays qui regorge de trésors architecturaux. Luigi John

Une ville dont vous ne vous lasserez jamais ?
Hong Kong, une ville dynamique qui possède une vibration unique et un mélange de styles fascinant et très élégant. La prochaine fois que j’y retournerai, je ne manquerai pas de visiter le nouveau musée M+, de Herzog & de Meuron, qui doit ouvrir au début de l’année prochaine.

Où aimeriez-vous ouvrir un hôtel ?
À Carloforte, le seul village de la petite île de San Pietro, au sud de la Sardaigne. Le fait qu’il n’y ait presque pas de voitures rend l’atmosphère irréelle. C’est un village bordé de criques et de rochers, composé de petites ruelles en pente qui donnent sur la mer. À moins que ce ne soient les racines mi-italiennes, mi-moyen-orientales de ce bout de terre qui m’évoquent des souvenirs agréables de mon enfance. Ce serait un endroit parfait pour créer un hôtel… voire la plus grande de mes maisons.

A Carloforte, les anciennes fortifications militaires participent au charme du village.
A Carloforte, les anciennes fortifications militaires participent au charme du village. Wikimedia

Un hôtel au cœur du monde ?
Le Duc de Saint-Simon, à Paris. Chaque fois que je me rends dans la Ville lumière, j’essaie des hôtels de styles différents, mais j’en reviens toujours à cet établissement pour des raisons que seul mon cœur connaît… Il est installé dans un somptueux hôtel particulier du XVIIIe siècle, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, et il est décoré dans un style classique assez chargé.

Et au bout du monde ?
Le Laguna Lodge Eco-Resort & Natural Reserve, sur le lac Atitlán, au Guatemala, construit en paille selon les principes de l’architecture vernaculaire. Il est loin de tout et difficile d’accès, mais une fois qu’on y est, on s’y sent comme dans une bulle enchantée, à mille lieues de toute source d’inquiétude… Bon, à bien y réfléchir, il est peut-être un peu trop à l’écart.

Trois volcans cadrent le lac Atitlán et en font l’un des plus beaux au monde.
Trois volcans cadrent le lac Atitlán et en font l’un des plus beaux au monde. Wikimedia

Où partez-vous recharger vos batteries ?
Sur l’île de Patmos, en Grèce, où la mer Égée prend des nuances de bleu incroyables. J’aime aussi y acheter des vêtements locaux ; cette île m’aide véritablement à me reconnecter avec mon moi le plus profond.

Votre plage fétiche ?
Piscinas, en Sardaigne. Cette plage est bordée de magnifiques dunes sculptées par le vent. Je me souviens les avoir découvertes de loin depuis le bateau qui m’y amenait pour la première fois. Le sable s’élevait en tourbillonnant dans les airs au-dessus des flots bleu marine. Je n’oublierai jamais ce moment…

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