Quand l’Amérique du Sud s’approprie l’art géométrique abstrait

Parce que rien n’est plus réel qu’une ligne, une couleur ou une surface, les toiles de Kandinsky, Malevitch ou Mondrian se caractérisent par la représentation de formes simples et l’utilisation de couleurs vives. Leur influence perdure en Amérique latine à travers l’œuvre de quatre artistes renommés.

3/ Carlos Cruz-Diez, l’art du dégradé

C’est une décennie après son compatriote Carlos Cruz-Díez que le sculpteur vénézuélien Dario Pérez-Flores (né en 1936) débarque à Paris. Lui aussi entame des travaux qui s’appuient sur l’illusion optique, mais, contrairement à ses prédécesseurs, il n’utilise ni toile, ni pénétrable, ni grillage. Il choisit de provoquer des mouvements changeants à l’aide de moteurs électriques qu’il intègre à des mobiles. Un procédé qu’il abandonne cependant, préférant agir sur la perception sensorielle du spectateur à l’aide de dégradés de couleurs. Sa série la plus connue, les « Prochromatiques » (en couverture), est composée de verticales colorées (tracées sur des toiles marouflées sur des châssis de bois) dans lesquelles sont placées de fines tiges de fer censées matérialiser les points de fuite.

« Dynamique chromatique n° 570 » (2016), de Dario Pérez- Flores, artiste vénézuélien dont les travaux s’appuient sur l’illusion optique à l’aide de dégradés de couleurs.
« Dynamique chromatique n° 570 » (2016), de Dario Pérez- Flores, artiste vénézuélien dont les travaux s’appuient sur l’illusion optique à l’aide de dégradés de couleurs. Galerie Mark Hachem

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