Icône : La lampe Pipistrello de Gae Aulenti (1965)

La lampe « Pipistrello » a connu un succès interplanétaire ! Cette création signée Gae Aulenti (1927-2012) est le best-seller absolu de la maison toscane Martinelli Luce.

En 1965, la grande architecte milanaise Gae Aulenti (1927-2012) présente un nouveau projet de lampe à Elio Martinelli (1921-2004). L’éditeur est lui-même un designer venu de la scénographie ; la lumière, il connaît ! La trentenaire lui apporte un projet simplement dessiné sur une feuille de cahier. Séduit, Elio Martinelli lui répond tout de suite oui. Sa fille Emiliana est intarissable sur cette lampe Pipistrello, devenu le best-seller absolu de l’entreprise toscane.

Elio Martinelli (1921-2004) et Gae Aulenti (1927-2012).
Elio Martinelli (1921-2004) et Gae Aulenti (1927-2012). Martinelli Luce

Elle tire son nom de son abat-jour en forme d’aile de chauve-souris (pipistrello en italien). Pour Elio Martinelli, cela faisait l’effet d’une révolution dans un secteur plutôt conservateur. Cependant, personne ne sait s’il pressentait qu’elle allait devenir une icône… En tout cas, Elio Martinelli ajoute tout de suite à la modernité des lignes celle de nouveaux matériaux. Pour répandre une lumière douce et homogène, il choisit, en accord avec Aulenti, de réaliser l’abat-jour en méthacrylate, un matériau opalescent. Elio Martinelli passera des nuits blanches à faire des essais. Sa fille Emiliana se souvient : « Il se rendait très souvent au studio de Gae. C’est là qu’ils faisaient les tests avec une Pipistrello désossée. Ils étaient toujours soucieux de rester fidèles au projet d’origine. »

Lampes « Pipistrello », avec pieds en finitions noire et aluminium.
Lampes « Pipistrello », avec pieds en finitions noire et aluminium. Martinelli Luce

Aulenti et Martinelli sont deux personnalités peu enclines aux compromis. Cela tombe bien, la Pipistrello est le contraire d’un projet consensuel. Satisfaite du résultat, la Milanaise l’utilisera jusque dans son bureau. Il faut dire que son concept est original. Elle passe de 55 à 86 cm de haut quand on étire son cou télescopique en Inox brossé. Au départ, la Pipistrello n’existait qu’avec un pied noir ou blanc. Elle se vend désormais en brun, en pourpre, en vert agave, ainsi qu’en aluminium et en laiton satiné. Au chapitre des innovations récentes, les quatre ampoules situées sous l’abat-jour sont disponibles en LEDs. Et la lampe existe désormais en version mini.

Lampes « Pipistrello », avec pieds en finitions laiton et pourpre.
Lampes « Pipistrello », avec pieds en finitions laiton et pourpre. Martinelli Luce

Paradoxalement, cette icône du design n’est pas si intemporelle : elle suggère un certain style sixties qui séduit toujours. De fait, Pipistrello est tout simplement une lampe d’auteur. Dans notre pays, la notoriété d’Aulenti va faire un bond en 1986 avec la livraison du musée d’Orsay qu’elle a imaginé. Aujourd’hui, sa Pipistrello fournit autant de lumière que de beauté formelle. Et le pays où elle est le plus vendue est la France !

Lampe « Pipistrello », design Gae Aulenti pour Martinelli Luce (1965).
Lampe « Pipistrello », design Gae Aulenti pour Martinelli Luce (1965). Martinelli Luce

> www.martinelliluce.it

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