Eco-design : la révolution est en marche, la preuve par trois !

Les éditeurs de mobilier mettent de plus en plus en avant leur implication dans le développement durable. IDEAT vous présente trois exemples récents d’actions éco-design concrètes pour sauver la planète.

1/ Mater, les icônes scandinaves deviennent éco-friendly

Le Danemark est un pays où personne ne s’étonne de ce que les enfants d’un village aillent ramasser des capsules de bouteilles de soda pour les donner à une entreprise qui les transforme ensuite en sièges de bureau ergonomiques. Mater est une entreprise qui recycle les déchets non pas en nouveaux meubles étiquetés « green », mais en classiques du design.

Chaise Ocean de Nanna et Jorgen Ditzel (1955) éditée par Mater en plastique recyclé.
Chaise Ocean de Nanna et Jorgen Ditzel (1955) éditée par Mater en plastique recyclé.

Le Danois se distingue donc non par de nouvelles chaises ou tables éco-pensées, mais dans la réédition de modèles éprouvés. Ainsi, lorsque Nanna et Jørgen Ditzel conçoivent en 1955 la chaise et la table Ocean, ils n’imaginent pas une seconde qu’en 2019, elles seraient confectionnées en plastique fabriqué à partir de filets de pêche recyclés. Chaque chaise en contient jusqu’à 960 grammes. Mater agit ainsi pour le futur avec un classique du passé, puisque chacune de ces chaises et tables Ocean est également recyclable. L’éco-design, on s’y engage comme on veut, mais on s’y engage !

Chaise et table Ocean (2019, Mater).
Chaise et table Ocean (2019, Mater). DR

2/ Tacchini, le bon élève de l’éco-design

Qui réduit l’impact de sa production sur l’environnement ? Qui recycle quoi ? En Italie, chez Tacchini, « tout ce qui est utilisé dans la production vient d’un rayon de moins de 50 kilomètres », apprend-on. L’éditeur ne se contente pas d’être attentif à son propre processus de fabrication ; il veille aussi à collaborer avec des fournisseurs locaux et des designers au diapason avec son souci environnemental. En 2019, la table Joaquim du designer italo-brésilien Giorgio Bonaguro est ainsi fabriquée avec du marbre provenant de restes industriels. C’est invisible à l’œil nu…

Table Joaquim, de Giorgio Bonaguro (Tacchini).
Table Joaquim, de Giorgio Bonaguro (Tacchini).  Andrea Ferrari

Les vases Mantiqueira en carton recyclé de l’artiste brésilien Domingos Tótora ne sont pas en reste. De ce carton transformé en pulpe moulée puis séchée au soleil, le designer fait même du mobilier exemplaire. Au fond, qui voudrait d’un produit nocif pour l’environnement ? Hélas, bien des consommateurs qui ne se posent pas de questions avant d’acheter…

Vases Mantiqueira de Domingos Tótora (Tacchini).
Vases Mantiqueira de Domingos Tótora (Tacchini).

3/ Molteni met les architectes au vert

Chez Molteni, travailler avec des architectes fait partie de l’ADN de la société. Encore récemment, l’exposition de Jean Nouvel aux Arts décoratifs, à Paris, illustrait abondamment ces partenariats, essentiels aux yeux de l’éditeur italien. Aujourd’hui, aucun architecte n’ignore les enjeux écologiques de la construction, et les figures majeures de la discipline s’attellent au problème.

Table Ava de Molteni : un grand nom italien se met à l’ éco-design.
Table Ava de Molteni : un grand nom italien se met à l’ éco-design. DR

L’agence Foster + Partners, qui collabore depuis treize ans avec Molteni & C, a toujours mené une réflexion sur la production responsable ; et quand ses architectes dessinent du mobilier, ils se préoccupent de l’impact de leurs projets. Ainsi, la table Ava est entièrement faite en bois recyclable. Son grand plateau aux finitions noyer ou eucalyptus n’oublie pas non plus d’être séduisant. Le bois recyclable n’assèche donc pas l’esthétique du produit, minimaliste de toute façon.


 

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