Le Belaroïa, nouveau joyau de l’architecture montpelliéraine

Dans les pas de Sou Foujimoto, Jean Nouvel ou Zaha Hadid, Manuelle Gautrand inscrit sa signature dans le paysage montpelliérain. Au cœur du centre-ville, l’architecte livre Le Belaroïa, un projet hybride mêlant logements et lieux d’hospitalité autour d’un généreux « salon urbain ».

Après l’Arbre Blanc, inauguré en début d’année, la ville de Montpellier entame une nouvelle phase de sa mue avec le Belaroïa. Premier bâtiment à sortir de terre au sein de la ZAC Nouveau Saint-Roch, le projet de Manuelle Gautrand s’installe face à la gare du centre-ville, comme un trait d’union entre le quartier historique et une future tour dessinée par Brenac & Gonzalez.

Le Belaroïa s’inscrit dans la transformation du quartier Saint-Roch, initiée en 2001 avec la rénovation de la gare située juste en face.
Le Belaroïa s’inscrit dans la transformation du quartier Saint-Roch, initiée en 2001 avec la rénovation de la gare située juste en face. luc_boegly

Malgré une parcelle triangulaire et relativement réduite, l’édifice compile les 102 chambres d’un hôtel 4-étoiles, 80 lits d’un établissements 3-étoiles et un restaurant indépendant. Sans compter douze appartements privés et un « grand vide rassembleur » que l’architecte a choisi de rajouter au programme initial dans un souci de mixité programmatique et de dialogue avec la ville.

Les différents programmes s’enroulent autour d’un grand vide, surplombé par une douzaine de logements.
Les différents programmes s’enroulent autour d’un grand vide, surplombé par une douzaine de logements. luc_boegly

Implantée au cœur du projet, la terrasse de 200 m2 résulte de la pure volonté de Manuelle Gautrand : « Je ne voulais pas que la densité du projet prenne le pas sur la générosité des vides » explique l’architecte d’origine marseillaise, basée à Paris depuis 1992 après des études à Montpellier. « Tous les espaces s’assemblent autour d’une cour où tout le monde peut se rassembler, voyageurs comme riverains. »

Des lettrages lumineux de plus d’un mètre de haut invitent riverains et voyageurs à rejoindre la terrasse.
Des lettrages lumineux de plus d’un mètre de haut invitent riverains et voyageurs à rejoindre la terrasse. julien_thomazo

Sous des parasols de Paola Lenti sélectionnés par l’architecte, les Montpelliérains et les touristes sont les bienvenus, de même que les travailleurs nomades attirés par des salles de séminaire ouvertes à toutes les entreprises de la ville. En belvédère sur la gare, orienté plein sud, ce « salon urbain » est pensé comme une extension de l’espace public lovée entre les deux hôtels, le restaurant du rez-de-chaussée et les appartements privés qui profitent des plus belles vues.

Dans les étages supérieurs consacrés aux appartements, le bardage métallique se décline en panneaux coulissants.
Dans les étages supérieurs consacrés aux appartements, le bardage métallique se décline en panneaux coulissants. luc_boegly

Autour du vide de 15 mètres de haut, les différents programmes dessinent une « volumétrie qui se plie… un peu comme un chat qui s’enroule dans son panier. » En résulte un ensemble compact, dont les bardages en aluminium laqué renforcent l’homogénéité. Sans pour autant tomber dans la monotonie, grâce à un jeu de rythmes et de motifs qui multiplie les oculus. Une manière de garantir l’intimité des chambres d’hôtel, tout en signant l’identité de ce nouveau joyau (belaroïa en occitan).

Belaroïa, Manuelle Gautrand Architecture (2019).
Belaroïa, Manuelle Gautrand Architecture (2019). luc_boegly

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