Road trip : De Naoshima à Kyoto, entre culture pop et ancestrale

Au Japon, la pop culture se heurte aux traditions ancestrales comme dans aucun autre pays. En traversant le sud-ouest de l’archipel, cette confrontation saute aux yeux. Plus on s’approche de Kyoto, plus ce contraste est visible. Les enseignes lumineuses succèdent aux temples bouddhistes et les mangas fascinent autant que les geishas…

JOUR 2 : HIMEJI – KOYASAN

Prochain arrêt : Himeji, où le « château du héron blanc » attire en masse les visiteurs. Pas étonnant, puisque cet édifice resplendissant est l’un des premiers sites japonais à avoir été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Face à lui, un parc bordé de centaines de cerisiers : au moindre coup de vent, l’air se remplit de pétales roses… Magique!

Situé au sommet d’une haute montagne, le château de Himeji, ou « château du héron blanc », est l’un des plus anciens bâtiments du Japon.
Situé au sommet d’une haute montagne, le château de Himeji, ou « château du héron blanc », est l’un des plus anciens bâtiments du Japon. Bernd Jonkmanns

Cet ouvrage pittoresque, dont la conception remonte à 1346, a servi de décor au film On ne vit que deux fois, réalisé par Lewis Gilbert, en 1967, et qui s’inscrit dans la série des James Bond, et à Shogun, série signée Jerry London et diffusée en 1980. Le voyage se poursuit en train régional à travers les montagnes jusqu’à Osaka, puis en funiculaire jusqu’au mont sacré Koya. En l’an 800, le moine Kobo Daishi y créa un centre pour que la communauté adepte du bouddhisme Shingon puisse s’y développer, impulsant la construction d’une centaine de temples alentour.

Jizo Bodhisattva, avec son bonnet tricoté, est le protecteur des enfants défunts, des faibles et des voyageurs.
Jizo Bodhisattva, avec son bonnet tricoté, est le protecteur des enfants défunts, des faibles et des voyageurs. Bernd Jonkmanns

En passant une nuit au monastère, on découvre la vie traditionnelle des religieux. Salle à manger et chambres sont séparées par des parois coulissantes peintes. Les repas se prennent sur des tatamis et on dort sur des futons. Un chemin à travers le cimetière d’Okunoin, abrité sous des cèdres de plus de 1 000 ans, longe de nombreuses tombes et se termine par une visite au mausolée de Kobo Daishi.

Un bassin consacré au rituel traditionnel de purification se trouve à l’entrée du cimetière d’Okunoin. Dans la pagode Danjô-garan, de gigantesques mandalas racontent l’émergence du bouddhisme Shingon.
Un bassin consacré au rituel traditionnel de purification se trouve à l’entrée du cimetière d’Okunoin. Dans la pagode Danjô-garan, de gigantesques mandalas racontent l’émergence du bouddhisme Shingon. Bernd Jonkmanns

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