Jessica Barouch bouscule les codes du design avec une « douce austérité »

Jessica Barouch prône la « douce austérité ». Cette collectionneuse casse les codes dans sa galerie JAG et se fait une place dans le monde de l'architecture d'intérieur.

Dans le très chic VIIe arrondissement de la capitale, une devanture discrète est frappée d’un mystérieux acronyme : JAG. En passant devant la galerie de Jessica Barouch, on pourrait d’abord penser à un appartement où la jeune femme reçoit, dans un canapé profond, amis et clients. Si l’espace résume bien l’univers de cette trentenaire collectionneuse, il n’en est pour autant que la partie visible. Curation de mobilier pour l’aménagement de boutiques (Maje, Sandro…) ou d’appartements (avec des clients privés ou des architectes), spécialiste du vintage, galeriste d’éléments contemporains… « De plus en plus de collectionneurs font appel à mes services pour que je leur déniche des pièces en fonction de leurs goûts. Ils réclament des choses personnelles, différentes. C’est ce sur-mesure que je leur apporte, devenu indispensable aujourd’hui », explique Jessica Barouch. Tous apprécient son goût unique dicté par sa seule intuition, « une douce austérité » en résonance avec les attentes de l’époque.

 

Dans tous ses choix, elle conjugue travail de la matière, jeux de texture, rigueur, émotion et formes organiques… C’est ainsi qu’elle développe des collaborations avec les designers Emmanuelle Simon ou Frédéric Imbert et expose les créations organiques des céramistes Yuko Nishikawa et Ryosuke Yazaki, qui conçoivent des pièces exclusives pour la galerie. Pour le vintage, ses préférences vont à Finn Juhl, Pierre Jeanneret ou George Nakashima, ou encore aux céramiques de Marcello Fantoni et au mobilier de Guillerme & Chambron…

Des valeurs sûres teintées d’humanisme, qu’elle défend avec assurance. Depuis peu, Jessica Barouch a étoffé ses missions en mettant en place une structure d’architecture intérieure avec le designer Francesco Balzano, un ancien de l’agence Joseph Dirand. Ensemble, ils ont déjà cosigné une chocolaterie, point de départ de cette aventure commune dont les projets vont éclore dans les prochaines semaines.

> Galerie JAG. 14, avenue de la Bourdonnais, 75007 Paris. Tél. : 01 45 50 49 60.

Les tables basses Tribu, de Frédéric Imbert, sont sculptées à la main dans un bloc d’argile pour être ensuite coulées en béton.
Les tables basses Tribu, de Frédéric Imbert, sont sculptées à la main dans un bloc d’argile pour être ensuite coulées en béton. Vincent Leroux

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