Quatre restaurants incontournables sur la Côte Basque

Cet été, le sud-ouest a le vent en poupe. IDEAT met donc le cap à son extrême sud, du côté du Pays Basque, pour y découvrir quatre adresses authentiques et iodées, à l'image de cette région furieusement libre.

1/ Carlos : (re)nouveau sur la Côte Basque

Assises en rotin, tonalités de beige et céramiques locales : Carlos a tout juste sur la déco.
Assises en rotin, tonalités de beige et céramiques locales : Carlos a tout juste sur la déco. Mathieu Toisy

La légende dit que le restaurant emprunte son nom à Carlos Santana, de passage sur la Côte Basque au moment de l’inauguration de la première mouture de l’établissement. Un demi-siècle plus tard, Carlos est indéboulonnable mais fait peau neuve. Qu’on soit attablé ou posé sur les larges marches qui encadrent la devanture du restaurant, le lieu offre une vue imprenable sur l’Atlantique et ses surfeurs. Cette douceur de vivre se traduit en cuisine par des assiettes qui chantent le Pays Basque et ses produits locaux. Jambon Bellota, riz au homard bleu, gazpacho de betteraves et légumes… le tout s’arrose de cocktails pointus, eux aussi élaborés à partir d’ingrédients ultra frais sourcés localement.

Petits plats savoureux ou tapas locales, Carlos est de toutes les occasions.
Petits plats savoureux ou tapas locales, Carlos est de toutes les occasions. DR

> Carlos. 7 Boulevard du Prince de Galles, 64200 Biarritz. Réservations.


2/ Epoq : cuisine punk

Derrière le comptoir, les cuisines s’activent au diapason du chef Orjollet.
Derrière le comptoir, les cuisines s’activent au diapason du chef Orjollet. DR

Derrière une discrète devanture de la rue Helder, à Biarritz, se cache l’une des adresses les plus prisées de la Côte Basque. Pas moins de 300 m2 pour ce loft new-yorkais à la dégaine scandinave qui s’est donné pour mission de bouger les lignes de la gastronomie locale. Ne vous offusquez pas devant le pressé de poulpe, sorte de terrine tentaculaire, avant de l’avoir goûtée ! Le chef Anthony Orjollet a en effet le chic pour réinventer littéralement les produits du terroir basque, dont il est tombé amoureux après des pérégrinations culinaires déroutantes (Espagne, Norvège, Nouvelle-Zélande, Bali…). Ici, donc, pas de menu entrée-plat-dessert. Le chef propose une carte périlleuse et maitrisée à merveille qui « convient à tous les appétits et tous les budgets », à partager ou à dévorer en solo, version street-food le midi ou gastro’ le soir. Que du bio, du local, ça va sans dire.

Le fameux pressé de poulpe.
Le fameux pressé de poulpe. DR

> Epoq. 11 Rue du Helder, 64200 Biarritz. Réservations.


3/ Le Moulin d’Alotz : culture et nature

Avant de devenir un restaurant, il y a une soixantaine d’années, le Moulin… était un moulin. C’est aujourd’hui une petite maison chaleureuse dont la structure initiale et typique a su être conservée.
Avant de devenir un restaurant, il y a une soixantaine d’années, le Moulin… était un moulin. C’est aujourd’hui une petite maison chaleureuse dont la structure initiale et typique a su être conservée. DR

Marcher dans les pas de l’un des meilleurs chefs du Pays Basque n’est pas une mince affaire. Fin d’année dernière, alors qu’il annonce son départ du restaurant de l’hôtel La Réserve à Saint-Jean-de-Luz, le secret reste entier quant au nouveau point de chute du chef Fabrice Idiart. Il annoncera rapidement racheter le restaurant étoilé de Benoît Sarthou à Arcangues : le Moulin d’Alotz. Depuis, ce surfeur locavore s’applique à façonner le lieu à son image. La cuisine restera profondément ancrée dans la région tant l’enfant du pays est attaché à son terroir. Foie gras de canard du Pays Basque, pêche de la Côte Basque, oeufs de ferme, fromages affinés du pays, chocolat de Bayonne… s’articulent donc sur une carte qui vit au gré des arrivages et des saisons. Sur la forme, on nous souffle que ce moulin du XVIIème prend un coup de jeune, notamment sous les coups de pinceau de l’artiste Madi, qui ont imaginé pour le Moulin d’Alotz une fresque gigantesque.

Le chef Idiart signe des assiettes d’une grande finesse.
Le chef Idiart signe des assiettes d’une grande finesse. DR

> Le Moulin d’Alotz. Chemin d’Alotz Errota, 64200 Arcangues. Réservations.


4/ L’Hétéroclito : le comptoir sur l’océan

L’Hétéroclito s’ouvre largement sur la Côte Basque.
L’Hétéroclito s’ouvre largement sur la Côte Basque. DR

Perché sur les hauteurs de Guéthary, l’une des plus belles cités de la Côte Basque, l’Hétéroclito offre un panorama de rêve. En plein été, après une excursion dans les terres de la région, on se délecte de sa terrasse à flanc de falaise pour y déguster une cuisine de la mer simple et raffinée. Plateaux de fruits de mer, grillades de poissons et tapas maison, on n’hésite pas à ne se servir que de ses doigts ! Par temps capricieux, on se réfugie à l’intérieur, qui vaut lui aussi le détour. Coiffée d’un squelette de baleine, la salle se pare d’une décoration hétéroclite (vous l’avez ?), où les objets vintage font écho aux assises dépareillées et aux souvenirs de croisière. Dépaysant.

> L’hétéroclito. Chemin de la plage, 64210 à Guéthary. Réservations.

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