PDW 2020 : Sandra Benhamou rend hommage à Martin Scorsese

Un pied dans l'arrière-salle d'un casino mafieux, l'autre sur le podium du Studio 54, Sandra Benhamou se joue des références glamour des années 70 pour sa première collection de mobilier, baptisée « Ginger ». Rencontre.

«Ginger », c’est Sharon Stone dans Casino : électrique, incandescente, indomptable… Quand elle a commencé à réfléchir à sa première collection de mobilier, Sandra Benhamou s’est immédiatement sentie aimantée par l’univers du personnage de Scorsese. Avec son œil de collectionneuse et son attrait pour les atmosphères surannées, la décoratrice imagine assez naturellement son décor comme celui d’un plateau de cinéma, un monde qu’elle connaît bien pour y avoir vécu sa première vie professionnelle.

Cette mini-collection s’articule autour d’une pièce maîtresse : un sublime bar en laiton et Inox. Deux fauteuils, une table d’appoint, un miroir, un vide-poches et un plateau de service complètent l’histoire de « Ginger ». Avec pour intrigue principale l’utilisation de l’acier inoxydable, matière mal-aimée qui revit aujourd’hui son quart d’heure de gloire. Le mobilier de Sandra Benhamou est bien moins polaire que flamboyant. Marié à des velours feu, au laiton ou encore au verre fumé, l’Inox dévoile son côté ardent.

Le deuxième modèle de fauteuil présenté ici avec le guéridon et le miroir de la collection Ginger.
Le deuxième modèle de fauteuil présenté ici avec le guéridon et le miroir de la collection Ginger. Vincent Leroux

Trois questions à Sandra Benhamou :

D’où est née l’envie de créer une collection de mobilier ?
Sandra Benhamou : J’ai eu l’occasion de dessiner beaucoup de mobilier pour mes projets, en particulier pour les hôtels Castelbrac à Dinard et Belloy au cœur du quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Et je dessine également beaucoup de pièces uniques pour mes clients privés, ce qui donne un côté unique à chacune de mes réalisations. Après tous ces lieux scénarisés, j’ai eu envie de créer une collection très singulière, ex-nihilo, autour de l’univers d’un bar.

La pièce maîtresse de la collection Ginger : le bar !
La pièce maîtresse de la collection Ginger : le bar ! Vincent Leroux

Vos pièces sont résolument ancrées dans le design des seventies. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce qui a inspiré la collection « Ginger » ?
S. B. : Ma première inspiration pour cette collection, c’est Casino. Chef d’œuvre de Martin Scorsese, ce film évoque les années 70-80. La collection recrée l’élégance d’un bar de l’Amérique du Studio 54. Un luxe à la fois extrême et feutré, aux frontières de la décadence. Inox et laiton, verre et miroir fumés, laques brillantes et velours : « Ginger » fait référence aux designers iconiques de cette époque, comme Maria Pergay, Gabriella Crespi, Paul Evans, ou encore Pierre Cardin.

Le miroir et la table d’appoint invitent des teintes fumées.
Le miroir et la table d’appoint invitent des teintes fumées. Vincent Leroux

Où sera mise en vente la collection ?
S. B. : La collection sera fabriquée en petite série et disponible sur commande via mon agence.

Le plateau et le vide-poches de la collection « Ginger ».
Le plateau et le vide-poches de la collection « Ginger ». Vincent Leroux

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