Octobre rose : IDEAT et 30 photographes s’engagent contre le cancer du sein

Elles sont une trentaine de photographes à avoir répondu à l'appel d'IDEAT : produire une image en hommage à la féminité pour lutter contre le cancer du sein. Leurs pratiques sont toutes singulières et leurs parcours différents, mais leurs regards, eux, ont cela en commun : ils expriment générosité et bienveillance à l’égard du corps des femmes. Sensualité, émotion, délicatesse, décor naturel ou artificiel, couleur ou noir et blanc... Toutes ont veillé à livrer un message positif. Des images qui seront exposées à l'hôpital Gustave Roussy, à Villejuif (94), spécialisé dans cette pathologie, puis au musée des Arts décoratifs, le 4 février 2021, et vendues par IDEAT au profit de la cellule de recherche sur le cancer du sein de l’Institut.

Les œuvres présentées ci-dessous sont vendues encadrées, entre 1 700 € et 20 000 €. Le montant total des ventes sera reversé à la cellule de recherche sur le cancer du sein de l’Institut Gustave Roussy. Si vous voulez vous porter acquéreur de l’une d’elles dès maintenant, merci d’envoyer un mail à ideatrose@gmail.com


1/ Maud Chalard (vendu)

Elise in the Lake (2016).
Elise in the Lake (2016). Elise in the Lake (2016). © MAUD CHALARD / FISHEYE GALLERY

Inspirée par l’œuvre du réalisateur américain Terrence Malick, Maud Chalard réalise le plus souvent des clichés de portraits et de paysages. Le couple, l’amour et, d’une manière générale, le corps illuminent son univers photographique. Les instantanés de sa vie quotidienne tout autant que les paysages américains traversés avec son amoureux l’ont fait connaître sur les réseaux sociaux. Elle a choisi pour IDEAT un nu dans la mer, véritable hymne à la jeunesse et à la beauté, à l’instar des images de Ryan McGinley, auxquelles elle est particulièrement sensible. B.A.


2/ Romina Ressia

Girl Wearing a Pink Ribbon (2020).
Girl Wearing a Pink Ribbon (2020). © ROMINA RESSIA

L’attrait pour la peinture de la Renaissance continue d’inspirer de nombreux photographes contemporains, à l’instar de Romina Ressia, particulièrement influencée par les artistes flamands. Née en 1981 en Argentine, elle n’hésite pas à intégrer des éléments faisant directement référence aux codes esthétiques de cette période avec une approche décalée. Elle mixe avec brio le baroque et l’art sud-américain pour créer des ambiances personnelles. Dans ses compositions picturales, Romina Ressia saisit avec finesse toute la magie de la féminité. B.A.


3/ Mona Kuhn

Succulent 06 (2018).
Succulent 06 (2018). © MONA KUHN / THE LITTLE BLACK GALLERY

Reconnue sur la scène internationale, Mona Kuhn aime jouer avec la netteté et le flou, l’ombre et la lumière, pour réaliser ses photos de nus. Brésilienne d’origine allemande, elle vit depuis de longues années à Los Angeles après avoir étudié aux Beaux-Arts de San Francisco. Ses portraits de femme s’inscrivent dans une volonté de sublimer les corps tout en les intégrant dans des espaces architecturaux ou bien dans une nature luxuriante. Pour IDEAT, elle offre une image évanescente, où onirisme rime avec classicisme. B.A.


4/ Bettina Rheims

Elles avaient toujours vécu ensemble (château de Millemont, mars 2016). Série « The Sisters of Mercy », carte blanche IDEAT #122.
Elles avaient toujours vécu ensemble (château de Millemont, mars 2016). Série « The Sisters of Mercy », carte blanche IDEAT #122. Bettina Rheims

Bettina Rheims aime photographier les femmes, toutes les femmes, les anonymes aussi bien que les stars, les détenues, les Femen ou les prostituées. Elle s’est fait connaître par sa série sur les strip-teaseuses de Pigalle (1978) et n’a cessé depuis de réaliser des portraits questionnant la féminité et l’identité sexuelle. Avec ses séries « Modern Lovers » et « Gender Studies », elle traite la question du genre avec des modèles transsexuels ou androgynes. Pour IDEAT, elle offre une image forte des nouveaux codes de la féminité. B.A.


5/ Formento+Formento

Paradise (2020).
Paradise (2020). © FORMENTO + FORMENTO. MANNEQUIN : ANASTASIA VILKOVA. COIFFURE ET MAQUILLAGE : DEANNA NICKEL. ACCESSOIRES (COUVRE-TÉTONS) : THE PLAYFUL PEAR

Le duo formé par l’Américain BJ et l’Anglaise Richeille se nourrit d’univers cinématographiques tels que ceux d’Alfred Hitchock ou de David Lynch. Leurs personnages féminins semblent tout droit sortis de films des années 50 tant cette iconographie les influence. Inspirés par les travaux de Diane Arbus, Richard Avedon ou Helmut Newton, ils ont su créer une écriture photographique tournée vers le glamour, où la femme fantasmée évolue entre rêve et réalité. B.A.


6/ Kourtney Roy

Purple Blisters (2020). Série « The Tourist ».
Purple Blisters (2020). Série « The Tourist ». © KOURTNEY ROY

Après une jeunesse rude dans le Nord canadien et des études d’art à Vancouver, Kourtney Roy s’installe à Paris, où elle évolue dans le milieu de la mode avant de développer un travail photographique plus personnel. Elle commence alors à se mettre en scène dans ses prises de vue, construisant ses images par fragments de paysages anodins pour en perturber la perception. Sensible à l’univers cinématographique, elle a choisi pour IDEAT un autoportrait qui évoque l’esprit porno chic des années 70. B.A.


7/ Corinne Mercadier

L’Été de Corinne Mercadier.
L’Été de Corinne Mercadier. © CORINNE MERCADIER

Les images « performées » de Corinne Mercadier traduisent sa passion pour l’histoire de l’art et la mise en scène. L’énigme de ses photographies réside dans un mélange d’étrangeté et de déambulations poétiques. La singularité de ses doubles prises de vue, composées et jouées, laissant aussi la place au hasard, traduit un monde bercé de références sur la mythologie et la puissance évocatrice des rêves. Depuis ses débuts, elle questionne la féminité à travers une approche chorégraphique, plastique et onirique. Comme en témoigne son tirage pour IDEAT. B.A.


8/ Emmanuelle Bousquet

Stigmate #9. Série « Stigmate » (2017-2018).
Stigmate #9. Série « Stigmate » (2017-2018). © EMMANUELLE BOUSQUET / LA GALERIE ROUGE

La dramatisation et la poétique du corps sont au cœur de l’univers d’Emmanuelle Bousquet. Partant de son histoire personnelle, elle convoque des souvenirs liés à l’enfance. À travers ses autoportraits, elle tente de formaliser son propre parcours de vie. La question du corps meurtri, qui se recompose et s’affranchit de ses blessures, parcourt ses Polaroid, grattés, craqués puis agrandis – des clichés que l’on peut notamment retrouver dans l’ouvrage Stigmate (2018), chez Filigranes Éditions. L’image choisie ici symbolise toute la force de l’artiste pour rester debout et affronter le monde. B.A.


9/ Claudine Doury

Maternité, Bucarest (1990).
Maternité, Bucarest (1990). Claudine Doury

Depuis une trentaine d’années, Claudine Doury parcourt le monde pour réaliser des paysages dans des contrées lointaines et des portraits intenses. Les notions de mémoire, de transition autour de l’adolescence et du voyage ponctuent l’ensemble de ses images en noir et blanc et en couleurs. Lorsqu’elle est retournée en Sibérie en 2018, vingt ans après un premier voyage, elle a conservé cette même fraîcheur dans ses clichés. Pour IDEAT, elle a sélectionné une photographie de jeunes mères en train d’allaiter dans une maternité roumaine. B.A.


10/ Julieta Toribio

Frente a mí (2019).
Frente a mí (2019). © JULIETA TORIBIO AVEC LA COLLABORATION DE CAMILLA DELGADO VICENTELLI

Après des études d’architecture, Julieta Toribio a cherché sa voie dans le cinéma et les arts scéniques, mais aussi dans la pratique de la photographie. Toujours accompagnée de son appareil, elle voyage au gré de son métier d’actrice et, de retour, se réfugie dans son studio, où elle entretient sa curiosité aux multiples facettes. Elle a récemment fait ses premiers pas dans la sculpture et produit une série de bustes de femmes de différents âges afin d’explorer sa vision plurielle de la féminité. Ses œuvres seront exposées courant 2021 à la galerie Modus Operandi, à Madrid. L.P.

 

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