Octobre rose : IDEAT et 30 photographes s’engagent contre le cancer du sein

Elles sont une trentaine de photographes à avoir répondu à l'appel d'IDEAT : produire une image en hommage à la féminité pour lutter contre le cancer du sein. Leurs pratiques sont toutes singulières et leurs parcours différents, mais leurs regards, eux, ont cela en commun : ils expriment générosité et bienveillance à l’égard du corps des femmes. Sensualité, émotion, délicatesse, décor naturel ou artificiel, couleur ou noir et blanc... Toutes ont veillé à livrer un message positif. Des images qui seront exposées à l'hôpital Gustave Roussy, à Villejuif (94), spécialisé dans cette pathologie, puis au musée des Arts décoratifs, le 4 février 2021, et vendues par IDEAT au profit de la cellule de recherche sur le cancer du sein de l’Institut.

11/ Alba Yruela (vendu)

Autoretrat de Llum i Ombres (2014).
Autoretrat de Llum i Ombres (2014). © ALBA YRUELA

Née à La Bisbal d’Empordà, Alba Yruela a développé sa pratique photographique à Barcelone, s’y promenant avec son appareil suspendu au cou et capturant à la volée les quartiers et les personnes croisées. En partageant ses images en ligne, elle a attiré l’attention de magazines de renom, comme L’Officiel, Vogue et Rolling Stone, avec lesquels elle collabore désormais sur des projets éditoriaux de mode ou commerciaux. Ses portraits dévoilent l’intimité de ses modèles avec une très grande délicatesse. Dans cet autoportrait, ombre et lumière se livrent une bataille tout en douceur et en sensualité. L.P.


12/ Chantal Stoman

Suntory (Ome, Japon, 2020).
Suntory (Ome, Japon, 2020). © CHANTAL STOMAN

Depuis ses débuts, Chantal Stoman photographie les grandes villes du monde. La série « Lost Higway », débutée en 2008, synthétise toutes ses interrogations formelles sur le médium. Depuis 1995, année où elle a découvert le Japon, elle ne cesse d’y retourner, alternant commandes et travaux personnels. Elle s’est notamment rendue à Ome, petite cité de la préfecture de Tokyo inconnue des touristes et oubliée des Japonais, pour y réaliser sa série « Omecittà » (2016-2017), qui fait l’objet d’une publication aux Éditions de L’Œil. Elle livre ici un portrait très cinématographique réalisé dans un club de la ville. B.A.


13/ Ouka Leele

Paisaje Fértil (2020).
Paisaje Fértil (2020). Ouka Leele

Figure de la Movida, Ouka Leele a participé, l’an dernier à Arles et en début d’année à Paris (Galerie Vu’), à une ex-position collective sur la scène madrilène des années 80. Ses tirages colorés empreints d’une fantaisie surréaliste expriment son besoin de passer par la narration pour évoquer des sujets du quotidien avec drôlerie. Hommes et femmes se retrouvent ainsi dans des scènes où les couleurs saturées évoquent le pas de côté. Celle qui a œuvré au renouveau de la photographie espagnole nous fait les honneurs d’un tirage s’inscrivant pleinement dans la continuité de cette démarche. B.A.


14/ Julie Cockburn

Joy (2020).
Joy (2020). © JULIE COCKBURN

Diplômée de la célèbre école londonienne Central Saint Martins, Julie Cockburn est connue pour broder sur des photos vintage anonymes des formes géométriques colorées. Basée dans la capitale britannique, elle chine sur eBay des clichés des années 40 à 60 sur lesquels elle intervient avec de fines aiguilles, découpe et colle des dessins. Ce travail méticuleux aux couleurs pétillantes remporte un véritable succès. Profondément marquée par la mastectomie de sa mère, elle a conçu ici tout spécialement une œuvre à partir d’un portrait d’elle datant de 1967. B.A.


15/ Katrien De Blauwer

Dark Scenes 166 (2016).
Dark Scenes 166 (2016). © KATRIEN DE BLAUWER / GALERIE LES FILLES DU CALVAIRE

Artiste flamande, Katrien De Blauwer crée des images sans appareil photo. Elle extrait des éléments du langage photographique pour réaliser des compositions dans lesquelles le sujet féminin est omniprésent. Des recadrages de cheveux, de bouches ou de jambes issus de vieux magazines sont recomposés de manière radicale et associés à des aplats de peinture. Son image extraite de la série « Dark Scenes » évoque le cadrage cinématographique, très souvent utilisé par l’artiste, où la solitude féminine transparaît. B.A.


16/ Diana Lui

Untitled 24 (1991).
Untitled 24 (1991). © DIANA LUI

Si elle a pu réaliser des images de paysages dénués de présence humaine en voyageant à bord du Transsibérien, Diana Lui préfère photographier le corps féminin. Depuis ses débuts, elle en célèbre la sensualité en composant des portraits variés dans lesquels elle joue avec la lumière, les étoffes, la chevelure et qui dévoilent son amour pour les femmes. Sa maîtrise de la couleur et du noir et blanc lui permet d’alterner portraits en intérieur et en extérieur. Elle a choisi pour IDEAT le cliché d’une étudiante philippine qui pose dans un jardin de Pasadena, en Californie. B.A.


17/ Ellen von Unwerth (vendu)

In Touch With Yourself, Saint-Raphaël (2018).
In Touch With Yourself, Saint-Raphaël (2018). Ellen Von Unwerth

Les plus grands top-modèles et les actrices les plus réputées n’ont jamais eu peur de poser devant l’objectif d’Ellen von Unwerth. La photographe allemande a réalisé des clichés d’une sensualité torride avec Vanessa Paradis, Monica Bellucci, Kate Moss ou encore Claudia Schiffer. Chez elle, la femme très maquillée, ultra-glamour, assume sa féminité et sa sensualité. Dans ses tirages aux couleurs vives ou en noir et blanc contrasté, les poses les plus suggestives restent chics et élégantes. Ellen von Unwerth, ou l’extrême féminité… B.A.


18/ Stéphanie Davilma (vendu)

Comme ils frissonnent (2020).
Comme ils frissonnent (2020). © STÉPHANIE DAVILMA

De son doctorat en sciences humaines, Stéphanie Davilma a gardé le goût de l’écriture et des rencontres. Autodidacte en photographie, elle réussit à créer des compositions chromatiques aux teintes chaudes dans chacune de ses séries. Que ce soit pour son travail sur les femmes devenues mères ou bien pour celui sur les paysages du quartier du Mourillon, à Toulon, où elle vit, elle compose des images différentes et pourtant reconnaissables. Comme elle le fait ici, en dévoilant le portrait d’une femme qu’elle veut forte et déterminée. B.A.


19/ Charlotte Jolly de Rosnay (vendu)

Camille (2015).
Camille (2015). © CHARLOTTE JOLLY DE ROSNAY

Diplômée de l’école des Gobelins, à Paris, en 2015, Charlotte Jolly de Rosnay évolue depuis dans le milieu de la mode. Ses portraits en couleurs de jeunes femmes, réalisés le plus souvent en lumière naturelle, traduisent son attachement à la nature environnante. Sensible aux reflets et aux superpositions d’images, elle compose des univers où la lumière du jour surgit dans toute sa splendeur. Pour ce numéro spécial, elle a réussi à conjuguer sa passion pour les paysages et la beauté solaire de son modèle. B.A.


20/ Christine Lefebvre

L’Entre Temps #37 (2016).
L’Entre Temps #37 (2016). © CHRISTINE LEFEBVRE

Dans une vie précédente, elle a été enseignante. Mais Christine Lefebvre se découvre un attrait profond pour la photographie en 2005, à la faveur d’un voyage en Namibie. Sa rencontre avec le peuple San et avec le désert l’amènent vers l’épure. Dans les choses, les êtres et les paysages, elle retient avant tout le dénuement. Elle apporte autant de soin à la prise de vue qu’à ses tirages, qu’elle réalise elle-même. Une exigence que l’on peut observer dans les noirs profonds sur lesquels se détachent ces deux femmes complices de dos. B.A.

 

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